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Publié par Arthur et Mateo

De quelle bibliothèque me parlez-vous là ? Haha ! Vous vous trouvez dans ma librairie, vous avez raison, c’est ici, où règnent le calme et la tranquillité que j’ai écrit mes essais. C’est un lieu d’inspiration pour moi comme vous le démontrent les inscriptions sur les poutres au dessus de votre tête.

À des époques très éloignées l’une de l’autre et sur des sujets tout à fait différents, nous nous rejoignons sur une seule et même idée : le respect, l’ouverture aux autres et l’acceptation.

 

Après sa mort en l’an 2053, Laurent Gaudé rejoignit le royaume des esprits et put réaliser son souhait le plus cher : rencontrer Montaigne...

La cloche retentit, Michel de Montaigne se précipite à la porte d’entrée, il faut dire qu’il attendaiy depuis quelques temps cette rencontre ! Gaudé se tenait sous le porche d’entrée. Ils montèrent à l’étage de la demeure.

 

« Toute mes salutations, Michel de Montaigne, merci de m’accueillir pour quelques heures dans votre demeure, c’est un honneur de vous rencontrer, comme quoi il y a du bon dans la mort haha, je suis flatté qu’un auteur de votre trempe daigne passer du temps avec moi !

- L’honneur est pour moi, je commençais à me languir, un peu de compagnie ne fera point de mal. J’ai lu votre livre Eldorado, et il m’a fasciné et je voulais donc vous rencontrer pour partager nos points de vue, qui je le pense convergent sur certaines questions.

- Tout d’abord je me demandais, c’est dans cette bibliothèque que vous avez écrit vos essais Des Cannibales et Des Coches ? Car c’est sur ces essais que je suis venu débattre avec vous aujourd’hui.

- De quelle bibliothèque me parlez-vous là ? Haha ! Vous vous trouvez dans ma librairie, vous avez raison, c’est ici, où règne le calme et la tranquillité que j’ai écrit mes essais. C’est un lieu d’inspiration pour moi comme vous démontre les inscriptions sur les poutres au dessus de votre tête. Bon revenons au fait, c’est pour parler de nos livres que nous nous sommes rencontrés.

- Effectivement j’ai lu vos deux essais sur le thème de la rencontre entre les européens et les peuples dits « Sauvages » d’Amérique. Vous humanisez les indigènes en détruisant petit à petit les préjugés les concernant, comme dans ce passage extrait de l’essai Des coches à la page 143 : « les habitants du royaume de Mexico étaient à certains égards plus civilisés et plus artistes que ne l’étaient les autres peuples de là-bas » . Ce faisant, vous déviez des idées générales de l’époque de la colonisation. Pourquoi faire cela, et par la même occasion s’exposer à des critiques ?

- Je fais ce qu’il me paraît être juste de faire, étant un humaniste je veux ouvrir les yeux de la population sur la réalité. Je me moque de l’avis des gens tant que ce que je fais ce qui est, à mon goût, juste. À mon tour de vous poser une question sur votre œuvre, comment définiriez-vous le terme Eldorado, le titre de votre ouvrage ?

- L’Eldorado c’est le bonheur, la paix, ce que tout le monde recherche, en particulier les immigrants dans mon roman. La poursuite de l’Eldorado est risquée, complexe mais vaut la peine d’être vécue car la récompense est au-delà des attentes.

- Mais de ce fait, l’Eldorado ne serait-il pas un cadeau empoisonné car, dans votre livre de nombreux migrants perdent la vie à sa recherche par exemple lors de cette affreuse tempête à la page 78 « les corps noyés » ?

- C’est vrai que l’on peut penser cela cependant je ne partage pas ce point de vue, pour moi l’Eldorado est synonyme d’espérance, or, une vie sans espérance est morne, inutile. J’ai remarqué que dans vos essais à maintes reprises vous avez repris des citations de grands auteurs ou philosophes comme Platon à la page 59 ou Claudien avec une strophe en alexandrins à la page 77. Citez-vous juste ces passages ou alors les appropriez-vous en les reformulant ? À la page 61, on a presque une impression de dialogue entre vous et Platon, un homme d’une autre époque !

 

 Essai de conversation par Arthur et Mateo
 Essai de conversation par Arthur et Mateo

- Je me suis beaucoup inspiré de grands penseurs comme cestuy-là. Je pense qu’il est primordial de s’appuyer sur ce qui a déjà été dit puis approfondir, c’est donc pour cela que je m’approprie certains passages. Et si je dialogue avec Platon, c’est parce que c’est une très grande source d’inspiration pour moi et que je veux le faire vivre à travers ses idées. En lisant votre roman, j’ai remarqué une construction très originale, un roman découpé en deux histoires, avec des chapitres alternés se déroulant simultanément pourquoi ce choix ?

- J’ai choisi d’écrire ainsi car il me semblait très intéressant d’avoir le point de vue de deux « mondes » différents sur un même phénomène et avoir les ressentis. Comme un bras de fer entre deux mondes, celui des persécutés, des immigrants, de Soleiman, et de l’autre coté celui des européens, de Salvatore Piracci.

- Je me rend compte que Soleiman est resté digne de lui même durant le voyage, il s’est détaché de sa détermination à rejoindre l’Europe pour ne pas se souiller d’actes qui l’auraient transformé en une personne qu’il n’aurait pas voulu être. Mais le Capitaine a « changé de bord » durant le roman. Peut-on ainsi comprendre que vous avez un parti-pris, que vous soutenez les immigrants, les persécutés ?

- Effectivement et je pense que c’est sur ce point que nos avis convergent, comme vous l’avez dit au début de notre dialogue. Dans vos essais vous protégez, défendez les indigènes. Nous soutenons les minorités, les populations écrasées par la société.

- Une des valeurs principales que je défends est la tolérance, vous de même. À des époques très éloignées l’une de l’autre et sur des sujets tout à fait différents, nous nous rejoignons sur une seule et même idée : le respect, l’ouverture aux autres et l’acceptation. »

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