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Publié par Helios

Gaudé par Helios - Eldorado

Cliquer ci-dessus pour écouter l'enregistrement

   Du livre Eldorado de Laurent Gaudé, des éditions "J'AI LU", chapitre V, page 111

J'ai voulu interpréter ce court passage car il représente pour moi toute l'idée que l'auteur veut transmettre au fur et à mesure du livre.

Cet extrait arrive dans un cimetière, un lieu lugubre et triste, quand le commandant Salvatore Piracci est perdu dans ses pensées à se demander si ce qu'il fait est réellement bien quand un homme, plutôt reclus, vient lui parler. Tout cet extrait appartient au discours descriptif ce qui va avoir pour effet de rendre les dires de l'homme plus vraisemblables.

Mais Gaudé ne s'arrête pas là, pour appuyer encore plus cette idée il va faire une très longue allitération en "r" : "herbe"; "grasse"; "arbres"; "chargés"; "fruits"[...]"caresse". On remarque qu'il utilise beaucoup de phrases complexes à l'aide d'outils de juxtaposition (la virgule) et de coordination ("et") et il n'hésite pas à donner des détails pour paraître encore plus vrai. Après cette description plutôt paradisiaque, idyllique, le commandant reprend ses esprits et voit qu'en ces terres, surtout là où il se trouve c'est-à-dire le cimetière de migrants morts en mer, rien de tout ce que le vieux a décris n'est présent. Il comprend alors que l'Eldorado n'existe pas réellement, c'est une sorte d'idéal personnel qui doit alimenter notre soif de richesse, de luxe, d'aisance, soit notre monde parfait.

Ici je pense que l'idée que veut transmettre ce livre est exprimée (d'où le titre du livre) et l'auteur nous invite à ne pas interpréter nos désirs à nous, européens dont le fond de l’œil est sec, mais plutôt à vivre comme si nous étions déjà dans notre Eldorado. Personnellement, le mien se trouve dans la joie que j'ai en voyant mes proches ou en riant de moi (voir photo ci-dessus).

 

   image personnelle

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