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Publié par Titouan et Gabriel

Ce que je trouve de plus intéressant, c’est l’espoir des personnages, comme celui de Jamal et de Soleiman.

Je veux mettre aussi en avant le devoir de respecter les origines, les cultures et les habitudes de chacun.

Essai de conversation par Titouan et Gabriel

Conversation imaginaire

entre Gaudé et Montaigne

 

Un jour de 19 juillet 1563, Michel de Montaigne lut le livre de Laurent Gaudé Eldorado, il le trouva intéressant et envoûtant, il voulut donc rencontrer l’auteur de cet ouvrage, en se projetant dans le futur, au XXIème siècle. Montaigne invita Laurent Gaudé dans son château...

 

- Bonjour, Monsieur Gaudé, bienvenue dans ma demeure. Pouvez-vous me suivre dans ma bibliothèque ?

- Bonjour, Monsieur Michel de Montaigne. Je vous remercie de m’accueillir dans votre fabuleux château.

Ensuite, Montaigne et Gaudé s’assirent et prirent un thé :

- J’ai lu votre livre Eldorado, je l’ai trouvé très palpitant, et j’ai quelques questions auxquelles vous pourriez répondre ?

- Bien sûr ! Moi de-même avec votre essai « Des Cannibales » et « Des Coches » .

- Tout d’abord, je voulais savoir pourquoi avoir choisi « Eldorado » comme titre ?

- J’ai choisi « Eldorado » comme titre car je trouve ce mot intéressant : il désigne un rêve ou un désir d’aller dans un lieu parfait et idéal, mais ce monde est inconnu et il n’existe pas. Et ce que je trouve encore plus intéressant, c’est l’espoir des personnages, comme celui de Jamal et de Soleiman, de vivre dans de meilleurs conditions ou de s’épanouir davantage pour Salvatore Piracci. Je trouvais alors que l’Eldorado était le mot juste pour mon titre car il représente le but des personnages. Et vous, pourquoi « Des Cannibales » dans la première partie comme titre ?

- J’ai choisi le titre « Des Cannibales » car je voulais rappeler la notion de sauvage et de barbarie que peut transmettre l’Homme. De plus, ce titre a pour but de choquer et d’interpeller les lecteurs à se remettre en question sur leur propre vision. Néanmoins, j’ai aussi pris « Des Cannibales » car c’est la rencontre d’un nouveau « monde » pour les européens, et cette rencontre fut plutôt négative. Alors « Des Cannibales » connote une rencontre froide entre deux mondes totalement différents.

Dites-moi Monsieur Gaudé, qu’est-ce qui vous a inspiré et illuminé pour ce livre?

- Dans ce livre, je me suis inspiré d’un sujet du XXIème siècle : « l’immigration clandestine » . Je voulais sensibiliser et faire réagir les lecteurs sur ce sujet qui est sérieux. J’ai donc adopté une lecture et une structure du plan très défini avant même l’écriture. Je voulais aussi à travers ce livre faire changer les opinions, les préjugés sur les migrants, afin que les Hommes se soutiennent d’avantages.

Et vous Michel de Montaigne, qu’est-ce que vous vouliez transmettre, à travers votre essai ?

- Je voulais avant tout évoquer la définition du terme de la barbarie. Les Européens ont une image négative et ignorante des peuples du « Nouveau Monde » , et n’acceptent pas leurs mœurs. Alors qu’au final les vrais barbares, ce sont les européens. Je veux mettre aussi en avant le devoir de respecter les origines, les cultures et les habitudes de chacun.

Vous savez, Laurent Gaudé, que nos deux œuvres ont des propos visés, est-ce que vous pensez que votre livre va faire changer d’opinion et de point de vue à la population européenne ?

- J’espère que mon livre va faire changer des opinions, ou démontrer un autre point de vue à la personne que le sien. Cependant je sais que le sujet de l’immigration divise dans les pays développés, certains sont pour et d’autres contre. Pour faire changer les idées, un livre ne suffit pas, il faut avoir derrière un mouvement, un soutien pour défendre ces causes.

Michel de Montaigne est époustouflé par la réflexion de Laurent Gaudé :

- Je trouve que ce que vous dites est très juste.

- Monsieur Montaigne, à travers votre essai, je voulais savoir en quoi la découverte d’un « Nouveau Monde » nous permet de mieux nous connaître, de nous interroger, de remettre en question nos valeurs ?

- Je pense que lorsqu’on découvre de nouvelles choses, on se remet en question sur nous, car on se demande si notre quotidien, nos valeurs sont bien et sont les bonnes. Quand j’ai rencontré ces 3 amérindiens à Rouen, ils venaient d’un monde parallèle totalement différent. A ce moment dans la partie « Des Cannibales » de cet essai, je me suis interrogé sur mes valeurs, ma façon de vivre…

Par ailleurs, lors de la lecture de votre livre, je voulais savoir pourquoi avoir fait un chapitre sur deux, pour chaque personnage principal ?

- J’ai fait ce choix, car je voulais qu’on suive les deux parcours de chaque personnage en même temps, afin d’être mieux ancré dans la peau des deux personnages principaux. On avait donc cette effet de présent, comme si chaque action venait de se dérouler maintenant.

De même j’avais une question, dans votre essai, comment définissez-vous le mot « sauvage » dans la partie « Des Cannibales » ?

- Pour moi, je définis le mot « sauvage » par un mot négatif qui désigne les peuples primitifs, ici les amérindiens. D’ailleurs, tout au long de mon essai, les européens représentent les amérindiens et tout peuple primitif comme étant des sauvages, qui ne sont pas des Hommes, mais des animaux, que leurs cultures n’ont pas de sens, ni de logique.

Laurent Gaudé, pour vous laquelle de vos deux aventures,, vous semble la plus envoûtante?

 

Essai de conversation par Titouan et Gabriel

- J’ai préféré l’histoire de Soleiman et de Jamal car même si Jamal est décédé, on ressentait un lien fraternel. Tandis que Salvatore Piracci était lui seul dans son aventure, même si on avait au début l’aide de son ami Angelo. Cependant, les deux histoires finirent par se rejoindre. Mais celle de Soleiman finit bien contrairement à celle de Salvatore Piracci, donc je préfère celle de Soleiman et Jamal.

- Je suis d’accord avec votre choix.

- Monsieur Montaigne, vous parlez souvent des mœurs de chaque culture. D’après vos essais et vos connaissances, est-ce que toutes les pratiques sont tolérables ?

- Oui, je pense que toutes les pratiques sont tolérables tant qu’elles sont dans les valeurs de notre pays et dans le respect de l’Humain et de chacun. Je pense que chacun est libre de s’exprimer, tant que toutes ces actions sont dans le respect d’autrui.

Suite à ma lecture de votre livre, monsieur Gaudé, je voulais savoir pourquoi avoir lié le destin de Soleiman et de Salvatore Piracci ?

- Je voulais qu’on suive chaque aventure qui était au départ éloigné et très différente. Puis au fur-et-à mesure des pays que chacun traverse ( Soudan-Lybie-Algérie…), je voulais que leurs destins soient liés à Ghardaïa. Pour qu’on puisse se dire que peu importe où tu débutes, peu importe tes conditions de vie… tu es seul maître de ton destin.

- Je trouve ça très beau et très intéressant.

- Dites-moi, monsieur Michel de Montaigne, si vous étiez au XXIème siècle, votre essai aurait-il été différent ? Auriez-vous évoqué la question des migrants ?

- Oui effectivement mon essai aurait été différent car la mentalité de la population et de la mienne seraient différentes, de plus la société aurait eu des valeurs, des principes et une ouverture d’esprit totalement différents.

Dans un second temps, j’aurais pris des exemples différents comme les migrants d’Afrique qui viennent en Europe peut-être… On aurait vu certaines similitudes mais aussi certains changements car l’Homme a su évoluer au cours du temps.

Enfin une dernière question pour vous Monsieur Gaudé, pourquoi avoir fait une fin aussi inattendue et tragique pour Salvatore Piracci ?

- Je voulais que cette fin montre que les plus démunis peuvent s’en sortir, exemple pour Soleiman qui réussira à rejoindre l’Europe. Salvatore Piracci meurt, signe d’une vengeance des migrants contre les gardiens de côtes qui les maltraitaient pendant plusieurs générations. Cependant on a pu constater que durant son aventure, Salvatore Piracci change d’opinion et de mentalité et se rendit compte du mal qu’il a pu faire subir à tous ces immigrés, malheureusement ce constat fut trop tard.

 

Après ce long dialogue développé entre Montaigne et Gaudé, il était temps pour Montaigne de revenir à son époque.

- D’accord, c’était un plaisir de vous rencontrer, Monsieur Laurent Gaudé. Je vous remercie d’avoir répondu à mes questions.

- Je vous remercie aussi, Monsieur Montaigne, et je vous souhaite une bonne continuation. Au revoir

- Au revoir.

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