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Publié par Arthur T

Partage (dé-)confiné - L'étranger d'Albert Camus

Je lisais Albert Camus pour la première fois avec son livre L'étranger (publié en 1942). Ce qui m'a frappé et surpris dès le début fut l'indifférence de Meursault, le personnage central du livre et le narrateur de sa propre histoire. Il n'a pas de prénom, ce qui apporte une forme d'anonymat et peut éclairer le titre -l'étranger, c'est un autre. Tout lui est égal, il accomplit les choses parce qu'il faut les accomplir. Durant tout le livre, il nous donne l'impression de ne quasiment rien ressentir. Le titre L'étranger vient souligner que le narrateur est étranger à tout, c'est la disparition du sujet, ce personnage est comme insaisissable, nous n'avons accès qu'à ses gestes et son existence. Le sentiment de l'absurde se fait ressentir dans cette existence sans but, presque mécanisée. L'oeuvre de Camus s'organise autour de deux pôles : l'absurde et la révolte, qui sont liées. L'absurde est pour Camus une vérité qu'il faut affronter et à partir de laquelle il définit l'attitude de l'homme absurde, qui est celui qui connait sa condition de mortel et qui persévère à vivre. 

Albert Camus, fils d'ouvrier agricole, est né en Algérie en 1913, son père meurt pendant la Première Guerre Mondiale, il est élevé par sa mère dans des conditions très modestes à Alger. Après l'obtention du baccalauréat, il poursuit des études de philosophie tout en travaillant dans le commerce et l'administration afin de subvenir à ses besoins. Alors journaliste à Paris, il voudra s'engager en 1940, sa santé l'en empêchera. Il tiendra une place importante dans la résistance. Camus n'aura de cesse de militer en faveur des déshérités et pour la liberté. Il décède le 4 janvier 1960, à 46 ans, dans un accident de voiture, lui qui disait que mourir en voiture était une "mort imbécile".

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