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Publié par Alan A

Le rap est une musique beaucoup critiquée. Les "instrus" des morceaux sont parfois très simples et peuvent paraître ridicules par rapport aux œuvres de musiques classiques ou jazz. Les paroles aussi, parfois très vulgaires, rabaissent parfois les femmes au rang d'objet, parlent souvent de drogues et semblent focaliser autour de la "moula", c'est à dire l'argent. Les générations des années 1990 jusqu'aux nôtres ont grandi dans cette musique, et les générations précédentes semble déconnectées de cet art, et en conséquence la critiquent beaucoup. Pourtant, le rap est un ensemble musical extrêmement vaste, englobant de nombreux styles musicaux et artistes, et l'image d'un rap sexiste et vulgaire est un cliché qui perdure encore, véhiculé par de nombreux artistes qui le représentent d'une manière assez péjorative. Certains parlent même du "déclin" du rap français ces dernières années. Ce qui fait la puissance du rap, c'est que l'auditeur se sent concerné par les paroles de l'artiste. C'est une musique du peuple. En effet le rap à pour origine les banlieues, les cités, à travers des groupes comme IAM ou MC Solaar. Les artistes parlent d'une réalité, souvent de pauvreté : on retrouve souvent l'expression "mettre la daronne à l'abri", c'est à dire mettre sa mère en dehors du besoin financier. A travers cet article , je vais vous faire découvrir des œuvres récentes et marquantes du rap français afin de changer votre point de vue sur cet art, et vous montrer que non : le rap français n'est pas mort.

Partage confiné - Quelques artistes de rap français

Népal, un jeune artiste français, qui avait pour habitude de se présenter masqué devant la caméra, sors le 10 Janvier dernier son dernier album post-mortem : "Adios bahamas". Il décède de cause inconnu, un grand choc pour ses fans. A travers cet album, il aborde de nombreux thèmes comme sa haine du système, sa manière de vivre... A travers ce son "En face" en featuring avec Nekfeu, une figure du rap français, il s'oppose à la violence et au système capitaliste et nous incite à ne pas nous voiler la face à travers de magnifique phrase, qu'on pourrait comparer à de la philosophie : "L'argent avant le bon temps" ou encore "J'ai du comprendre le système qu'on mettait en place." Cet album est une de ses plus belles œuvres. 

Pour ce deuxième titre on retrouve Sheldon, un rappeur issu de la 75esession, un collectif regroupant de nombreux artistes (dont Népal). A travers ce morceau "Orage" extrait de son album lune noir, il nous parle des aspects les plus sombres de l'homme, notamment la mort :"le gamin se demande comment payer pour le sang". Le sujet de meurtre est assez récurrent dans ces fameuses cités :"Cette jolie cité devient village de la pluie". Non les rappeurs ne font pas seulement des textes vulgaire, ce sont parfois de véritables œuvres philosophiques. Cet album Lune Noir vaut vraiment le détour, tout comme cet artiste qui mérite plus de visibilité. Malheureusement comme les œuvres de littérature, les gens préfèrent ce qui est simple à écouter et ce qui demande moins de réflexion. Ces artistes qui sont parfois de véritables poètes passent donc à la trappe.

Pour ce troisième titre, on remonte un peu plus tôt, en 2016 avec un titre de Nekfeu : "Nique les clones", extrait de son album "Feu". Ils nous montre alors que, les jeunes notamment, ne sont "que des clones" : des répliques les unes des autres. Nekfeu se sentait étranger à eux : "j'ai poussé comme une rose parmi les orties". C'est assez vrai : tout le monde est habillé de la même façon, à les mêmes intérêts... Nekfeu, lui : "bouquinais en cachette Pendant que les gamins de mon âge parlaient de voitures". Il nous parle aussi de l'effet de masse : "faut jamais céder à la pression du groupe". Un morceau très intéressant qui fait réflechir

Lomepal, à travers son titre "Oyasumi" extrait de son EP "ODSL", nous parle de son tourment intérieur. Beaucoup peuvent s'identifier à lui, qui est à la recherche de lui même et de son avenir. Il nous dit :" je me pose des réponses, Je trouve des questions" ce qui témoigne de son désarroi et de son lâcher prise. Il souhaite suivre sa propre voie : "En vadrouille jusqu’à l'infini" et que personne ne lui dicte sa conduite : "qui peut me faire la leçon ?". Il nous incite à ne pas rester plonger dans le système et à faire ce qui nous plais, même si il doit se coucher quand les autres se lèves : "Mes yeux se ferment, le réveil des autres sonne". Un très beau récit sur propre vie qui peut nous faire méditer sur notre avenir

Sopico, dans "le hasard ou la chance", datant de 2017, nous fait planer grâce à seulement une guitare et sa voie chaude. Pas d'analyse sur les paroles, il faut juste écouter et se laisser porter par le morceau. Sopico, quasiment toujours présent avec sa guitare dans ses musiques, donne une dimension mélodieuse et artistique à ses sons, propre à l'instrument.

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MLB 14/05/2020 08:42

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