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Publié par Erell

Selfie de poème - Le cours des choses 47

Je suis le poème numéro 47, situé à la page 163 du recueil Le cours des choses de Pierre Vinclair. J'appartiens à la deuxième partie du recueil se nommant "L'art de la guerre". Selon moi, je suis le poème le plus intéressant du recueil car j'aborde de nombreux thèmes tels que la solitude ou encore la pollution. La pollution est omniprésente, je l'évoque particulièrement : "la pollution adoucit tout",  "mais que Shanghai ou non soit polluée", "quand la pollution tombe". Avec mes quatrains, alternant avec mes tercets, je souhaite développer une réflexion. Certes, je dresse un portrait de Shanghai qui n'est pas le plus flatteur : "dans les odeurs de pneu de ciment brûlé", "les voitures troussent leur fumée maigre et grise". Cependant, cette pollution ne serait-elle pas une forme de beauté ? Une source d'inspiration ? 

Si je m'inscris dans le chapitre IX s'intitulant Le livre des merveilles, c'est qu'il y a une raison. En racontant des scènes de vie dans Shanghai, en montrant le quotidien des habitants, je souhaite apporter un point de vue différent. Au lieu de regarder "l'autoroute aérienne", par exemple, je peux me concentrer sur les enfants jouant dans le parc. Je choisis ce que je souhaite montrer. Je montre donc des aspects joyeux mais aussi des aspects plus sombres comme la solitude, la sensation d'être enfermé dans une bulle d'air pollué. La sensation d'être oppressé. La sensation d'être seul.

 

- cela fait quelques jours que je te trouve absent
tu as l'air dans ta bulle... est-ce la perspective
de passer à Shanghai une année de plus sans
ami, dans cette bulle où l'air est vicié ?

vers 9 à 12, page 163

Ces vers sont les plus réussis de moi-même. En effet, ils illustrent ma solitude, mon absence. Je suis perdu dans mes pensées. Ces vers sont les plus beaux de moi-même car ils utilisent des termes forts : "sans ami" est un terme particulièrement violent, ramenant à ma solitude, mon désespoir. "dans cette bulle où l'air est vicié" illustre le questionnement sur le fait de rester ou non à Shanghai. Faut-il rester dans une ville où l'air est nocif, pollué ? En quatre vers, j’entraîne une longue réflexion. C'est pour cette raison que je considère que ces vers sont les plus intéressants, beaux et réussis de moi-même.

 

Selfie de poème - Le cours des choses 47

A travers ce selfie j'ai voulu transmettre de nombreux sentiments. Ce selfie est le reflet de moi-même : on peut voir une pelote de fil gris, emprisonnée dans une cloche en verre. Avec ce selfie je dévoile mes émotions. La pelote représente mon cœur, tourmenté par mes sentiments (qui se mélangent, s’entremêlent). Elle montre également ma solitude. Je suis seul, à Shanghai, "sans ami". La cloche en verre montre l'étouffement. Je me sens oppressé dans la ville de Shanghai, étouffé par la pollution, mais j'aime cette ville et je ne peux me résoudre à la quitter. 

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Commenter cet article

Milian et Olivier 09/03/2020 09:48

Grâce à ton selfie, on comprend mieux le sens véritable du poème, merci !

Maëla et Ambre 09/03/2020 09:48

La création correspond à la citation énoncée. L'effet de bulle, d'enfermement et de solitude est présent.

Morgane et Salomé 09/03/2020 09:40

Super article pour mieux s'approprier ce poème!

Pauline 09/03/2020 09:39

La photo est très symbolique et métaphorique par rapport au poème !