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Publié par Yuna

Selfie de poème-Le cours des choses 27

Poème numéro 27, page 96 du recueil de poèmes de Pierre Vinclair, je suis aujourd'hui fier de vous dire que je regroupe beaucoup de thématiques en peu de phrases. En effet, en l'espace de 15 vers contenant parfois seulement un mot, je parle de la solitude comme des valeurs les plus importantes pour l'homme, de la haine, et de l'autre. Celui qui habite à un autre endroit, dans une autre contrée que la mienne, qui est similaire génétiquement en tous points à moi et qui pourtant n'a rien en commun avec moi. 

"Laowai" signifie étranger, et cet étranger dont je parle dans mon texte est assailli de questions, et semble être seul, dépourvu de vie. Il n'a ni famille, ni amis, et ne semble pourvu d'aucune passion. Il est dépourvu de tout, mais ressent pourtant bien, comme il le déclare à la fin, quelque chose : de la haine. Contre les nuages. Les nuages qui pourtant nous protègent, nous entourent, nous surplombent. Mais qui sont nombreux, comme une famille. Et peut-être l'étranger jalouse-t-il cela. Cette plénitude, cette familiarité, solidarité entre les nuages. Cette indifférence quant à leur apparence...

 

"Eh ! Que peux tu haïr, impeccable laowai ?

Le nuages...
Les nuages qui descendent...
Ici... en moi... les insidieux nuages !"

Vers 12, 13, 14 et 15 du poème numéro 27 de Pierre Vinclair

Ces vers que je vous présente sont les plus intéressants de mon texte : je suis deux voix à la fois, l'étranger comme le natif. Le curieux comme le haineux. 

Et cette phrase que répond le bonhomme laowai montre que bien qu'étant animé par un seul sentiment, il est fort. Je parle ici de haine, de jalousie sans doute, et même d'une forme de viol : les nuages s'insinuent en l'étranger comme les questions du natif semblent le dépecer. Peut-être leur aspect cotonneux, naturel, chaleureux ne fait il que mentir. Ces 4 vers montrent qu'il faut se méfier de tout, et en particulier des apparences.

 

Selfie de poème-Le cours des choses 27

Dans mon selfie, on voit un homme, entouré de gris, presque sans vie, qui regarde les nuages. 

Au premier abord peut-être semble-t-il rêver. Les nuages sont la seule partie de la photo qui est colorée. 

Quand on y regarde de plus près, pourquoi un homme chercherait à rêver, à s'élever, quand sa nature même le pousse à écraser les autres ? 

Si l'homme les regarde, c'est peut-être aussi pour les faire disparaître, parce qu'il les envie, parce que peut-être leur hauteur représente une menace quant à la supériorité présumée de l'être humain ? 

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Carla 09/03/2020 09:50

L'article est très bien écrit, les remarques sont justes. L'image est très bien choisie et en adéquation avec l'esprit du poème.