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Publié par Yuna et Carla

Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie
Ta vie que tu bois comme une eau-de-vie

Apollinaire ((vers 148/149, Zone)

 

 

DIAPORAMA MULTIMÉDIA A PARCOURIR :

 

EXTRAIT :

Soit c'est l'alcool qui est brûlant, soit c'est sa vie. 

Dans le cas où l'alcool est la source de brûlure, cette évocation d'un souvenir goulu de beuverie semble relié au titre du recueil : il est ivre de la vie, ivre de tous les alcools qu'elle procure. Ce mot connote aussi la douleur : l'alcool le détruit, mais est peut-être aussi une source de réconfort, de chaleur. L'eau qui lui sert à vivre est brûlante et forte. 

Dans le second cas, la vie serait brûlante, douloureuse, et l'auteur boirait pour oublier ce fardeau. En revanche, le feu peut aussi être considéré comme un joyau, et sa vie serait comparable à celui-ci. Il dit boire sa vie, comme si elle était un flux continu, liquide, mais comme il boirait de l’alcool : l'amertume de certains, comme la bière, pourraient le dégoûter, ou le caractère fort de certains autres pourraient l'aider à lutter contre sa propre faiblesse. Cela montre aussi une certaine difficulté à boire sa vie. Il ne la mord pas, comme le dit l'expression "mordre la vie à pleines dents", il la boit, ce qui montre une certaine régression. Le parallélisme de construction des deux vers montre une certaine répétition, boucle de la vie.

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