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Publié par Nina

Voici les deux seuls messages que Lorenzo aurait laissés au peuple... Tout le monde y aurait réagi et un buzz international se serait créé, selon certains historiens I-Voix...

Ultime message de Lorenzaccio
Ultime message de Lorenzaccio

 

Peuple florentin, je m'adresse à vous aujourd'hui pour vous présenter les motivations, qui m'ont mené au meurtre d'Alexandre de Médicis.

Je voulais me sentir libre. Pouvoir dire, faire ou exprimer ce qu'il me chante, comme il le fut autrefois. Depuis l'arrivée de mon cousin au sommet de notre colline m'est venue la soudaine envie de "tuer un tyran", et c'est ce que j'ai fait en l'an 1536, qui est bien l'année où nous sommes. Après avoir tenté de tuer Clément VII, j'ai failli perdre la vie. Et après être parvenu à tuer Alexandre, je sais que je ne suis aujourd'hui plus qu'un fantôme errant dans les rues de Venise, en l'attente de mon jugement dernier. Où que j'aille, ma tête est mise à prix, alors pourquoi tenter de vivre éternellement si je sais qu'au fond, je ne me sentirais jamais aussi libre et vivant que aujourd’hui ? Je sais que je me dirige vers une mort certaine, mais celle-ci sera ma libération, car j'ai accompli mon devoir, j'ai essayé de rétablir ma république en tuant un tyran, et même si je comprends aujourd'hui que mon acte est vain, car le peuple ne se soulèvera pas, j'aurais fait tout mon possible pour essayer de rétablir liberté au sein de ma propre vie.
 
Aussi, cet assassinat n'était pas qu'un acte de destruction, ou la simple volonté de tuer un Homme. Derrière cela se cache bien plus qu'un acte de violence. C'est en tuant cet Homme, que je pouvais me sentir vivre. J'étais rongé par la fatigue d'organiser les plaisirs de mon ennemi, de lui trouver des femmes et lui servir de l'alcool. 
 
Alors, rien ne m'importait plus que de faire ce que j'avais à faire, je le devais, lui faire subir cet enfer qu'il m'avait fait endurer. Alors, lorsque les Républicains me traitent tel un débauché, un alcoolique, ou le fruit du vice, ma seule envie est de leur répondre que je suis avant tout un Homme. 
 
Un Homme sensible, et quelque peu fragile. Et en ces derniers jours de ma vie que je sais approchant, ma seule envie est de profiter de ces instants comme quelqu'un de libre, en me promenant et admirant la nature, jusqu'à me laisser mourir devant le premier ennemi rencontré. J'aurai vécu ma vie, il faut maintenant me laisser mourir.
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