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Publié par Mathilde

Acte IV, Scène VII (page 202)

Voilà le soleil qui se couche ; je n'ai pas de temps à perdre, et cependant tout ressemble ici à du temps perdu. Ma décision est prise, je tuerai le duc par moi même. Ainsi, mon cœur et mes mains serons de nouveau tranquilles. Je brandirai sa propre épée et viendrai la lui enfoncer droit au cœur pour qu'il ne puisse point se réveiller. Pour la liberté du peuple de Florence. C'est là, le motif de mon péché, je ne puis renoncer ! Miséricorde Dieu, c'est le diable qui me rend fou et me pénètre. Hélas ! Je compense l'absence d'une révolution par ces seigneurs républicains. Je me ferai sauveur de la cité. Qu'importe les représailles, j'aurai agi pour le peuple, rien ne peut plus m'arrêter. Je persiste : tous ces efforts jusqu'à présent si peu récompensés vont enfin payer. Ils ne me croiront surement pas. Mais, je le ferai coûte que coûte, c'est la ma destinée. Cette nuit, lors de son coucher, son heure sonnera. Qu'il n'en ait nul doute ! 

Mémo-Monologue de Lorenzaccio (IV, 7)
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