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Publié par Mathilde

Des élèves ont retrouvé un exemplaire du célèbre livre de Mathias Enard : le roman est orné de somptueuses enluminures numériques. Nous nous devions de vous en partager quelques-unes !

Pour commencer, le roman s'intitule Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants et il est paru le 15 août 2010. Il est écrit par Mathias Enard. Le roman a reçu le Prix Goncourt des lycéens le 9 novembre 2010.

Ce roman raconte le voyage que Michel Ange Buonarroti aurait pu faire durant l'année 1506. L'histoire se passe donc en pleine période de la Renaissance. Elle raconte l'arrivée de Michel-Ange à Constantinople. Il a quitté Rome sur un coup de tête et bravé la colère du Pape Jules II, colérique puisque Miche Angel laisse derrière lui le chantier du tombeau du pape lui-même.  A la demande du sultan Bajazet, pour lui construire un pont sur la Corne d'Or. Le livre fait le portrait de l'artiste à travers son travail, mais aussi est aussi une épopée dans le paysage du monde Ottoman. Dans les chroniques de l'artiste, on retrouve sa vision du monde et de l'art. L'auteur laisse aussi apparaitre un contexte géopolitique pendant que Michel -Ange arpente la ville durant son voyage.

Tout d'abord nous pouvons aborder l'artiste qu'était Michel-Ange. Comme avec cet extrait qui se trouve page 33, au début du roman :

Manuel le traducteur rend chaque matin visite à Michel-Ange pour lui demander s'il n'a besoin de rien, s'il peut l'accompagner quelque part; le plus souvent il trouve le sculpteur occupé à dessiner, ou bien à dresser une de ses innombrables listes dans son carnet. Parfois, il a la chance de pouvoir observer le Florentin alors qu'il trace, à l'encre ou au plomb, un étude d'anatomie, le détail d'un ornement d'architecture.

Enluminures - Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Le deuxième extrait porte sur le paysage et le témoignage culturel de l'artiste page 44 : 

Dix-huit piliers des plus beaux marbres, des dalles de serpentine et des placages de porphyre, quatre arcs en plein cintre qui portent un dôme vertigineux. Mesihi le conduit à l'étage, sur la galerie d'où l'on domine la salle de prière. Michelangelo n'a d'yeux que pour la coupole, est surtout, pour les fenêtres pas lesquelles s'introduit , en force, un soleil découpé en carrés, une lumière joyeuse qui dessine des icônes sans images sur les parements.

Enfin le troisième extrait parle du contexte historique de la période de la Renaissance dans un contexte géopolitique page 115 :

Les ambassadeurs de Venise ou du roi de France ne sont pas aussi bien reçus

Enluminures - Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants

Interview de l'enlumineuse

 

Pourquoi avez-vous choisi précisément ces extraits du romans ?

J'ai choisi ces extraits tout d'abord, parce qu'ils sont représentatifs de plusieurs aspects du roman qu'il me semblait important de montrer. Avec premièrement, le personnage principal Michel-Ange qui montre au lecteur ses qualités mais aussi ses défauts. En montrant un talent et un art typique de la Renaissance à travers sa manière de travailler : il prend tout en note et il  aborde un coté visuel avec les dessins et les croquis. Il montre une certaine perception des objets dans  l'espace qui rend ses œuvres uniques. Il y aussi l'aspect des relations amicales et parfois amoureuse qui sont des points fort du roman. On perçoit un lien particulier entre Mesihi et Michel-Ange qui l'accompagne dans cette aventure. Il y a aussi l'aspect culturel du peuple Ottoman. La Renaissance à Constantinople présente un aspect parfois peut conflictuel entre les religions telles que les musulmans et les chrétiens.

 

A travers ces enluminures qu'avez vous voulu signifier sur le roman lui-même ?

Avec les deux premiers extraits, j'ai voulu montrer l'importance du personnage principal Michel-Ange. Que l'on suit durant tout le roman, c'est une manière de montrer comment est perçu sa pensée. Qui parfois est torturé par le désir de perfection. Le roman nous montre vraiment comment Michel Ange aurait pu percevoir les choses dans l'art : il est très précis et minutieux. Ainsi que la culture où il veut toujours apprendre plus ou encore sa relation aux autres Hommes. C'est pour cela que j'ai choisi de faire un échange entre Manuel et le personnage principal. Je trouvais que ça montrait bien sa vision de l'art et ainsi son envie de transmettre et de partager. Dans le dernier extrait il me semblait important de replacer le contexte dans lequel se déroule l'histoire. Avec un sultan, Bajazet, autoritaire et effrayant par sa description ( page 116)ainsi que les action malhonnêtes, qui on lieu derrière l'engagement du personnage principale mais aussi avec des conflits avec d'autre peuples.

 

En quoi ce roman et/ou votre travail éclairent-ils selon vous des caractéristiques de la Renaissance et de l'humanisme ?

Pour moi la mise en avant de Michel-Ange que j'ai faite est représentative du mouvement humaniste car il porte certaines caractéristiques de l'humanisme. Cherche toujours à aller plus loin, découvrir tout, voir tout et apprendre le plus possible. Il veut enrichir son savoir et ses connaissances en partageant avec les autres et profiter de la peinture comme moyen d'expression ce qui rend ce personnage très intéressant. Avec le troisième extrait, je trouve que le roman est représentatif de la Renaissance, avec un point de vue politique particulier. Le mouvement existe depuis peu, mais laisse place à plusieurs conflits entre les peuples avec des guerres et des batailles de religions. Qui apparaissent et qui sont montrées de plusieurs manières dans l'histoire comme par exemple, le lien entre le sultan et l'artiste. 

 

 

 

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