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Publié par i-voix

Un livre a deux auteurs : l'écrivain et le lecteur.

Anna (i-voix 2015-2016)

Florilège - Livres enrichis 2017-2018 4

Définition  :

Et si un écrivain

était quelqu'un

qui transformait ses lectures en écritures ?

 

Hypothèses :

Et si à l'ère du numérique,

le livre était enrichi par le lecteur lui-même ?

et si chacun  augmentait ainsi sa propre réalité ?

 

Devinette :

Saurez-vous reconnaître

les auteurs qui ont inspiré les textes suivants

aux lycéens-lecteurs-écrivains d'i-voix,

les œuvres qu'ils ont enrichies de ces productions

(imitations, inspirations, fragments perdus,

célébrations, visions ...) ?

Florilège - Livres enrichis 2017-2018 4

 

Au fur et à mesure 

Ton parfum s'efface 

Au fur et à mesure 

J'oublie ta démarche 

Au fur et à mesure 

Ton visage disparaît 

Les interrogations 

Au fur et à mesure 

Que les jours s'accroissent 

Depuis ton départ je pense à toi 

Je ne sais pas si ça vaut la peine 

D'espérer 

Puisque ce qui est perdu est perdu 

Et entre nous, tout est perdu ? 

 

(Adèle)

 

Florilège - Livres enrichis 2017-2018 4

Place de Strasbourg, Brest. Un escalier, plusieurs escaliers. Un escalier rejeté de tous (il a été élu bâtiment public le plus moche de France). Pourtant il y a quelque chose que j'aime chez ces escaliers, je ne sais pas trop quoi, mais il y a quelque chose, c'est sûr. Le bruit qu'ils font quand on les monte peut-être ? Ces escaliers sont le support de multiples tags et écritures diverses. "Appelle moi au 07 84 ** ** **", "nik la police", "P+A = LOVE", et j'en passe et des meilleures. J'absorbe ces écritures. Comme quoi, l'écriture est vraiment partout. Chacun peut être un écrivain, même sans en être conscient (à moins que tout ça soit le fruit de personnes ayant une grande renommée littéraire). Il est pas si moche que ça, au final, cet escalier. Quand on monte celui qui surplombe la rue Jean Jaurès, on voit les rails de tram, les passants, une fille qui mâche un chewing-gum en passant un appel ("du coup t'y vas ou pas toi ? Ouais, chepa, mais vazy jte dirai"), un vieil homme qui va faire ses courses, les magasins, la banque, les poteaux, les feux. Il y a quelque chose que j'aime, chez ces escaliers.

 

Manuel

 

 

Je suis sortie. Il fait froid. Je marche dans la rue. J'écrase le sol de mon pas lourd. La tête baissée, j'avance. Une dame me bouscule, alors elle s'énerve. Elle me crie dessus mais ça ne m'atteint pas. Une des dernières feuilles de l'arbre au dessus de moi s'évanouit. Elle hurle toujours. Elle porte une écharpe à pois mauve et fushia et un bonnet vert kaki. Faute de goût. Elle agite ses bras tellement fort que l'air qu'elle dégage m'enrhume. Elle s'en va en marmonnant quelques insultes. Je suis sortie. Il faisait froid.

 

Jeanne

 

Florilège - Livres enrichis 2017-2018 4

Photo Personnelle

Aujourd’hui le soleil illumine aveuglement le chemin argenté du tram, qui n’arrive pas, qui ne va pas arriver. Il faudra marcher, il faudra se suffire.
 
Aujourd’hui le soleil se reflète et transforme sa douce peau. Le blanc devient plusieurs tonalités d’orange et je me noie dans ce spectacle que j’admire passionnément.
 
Aujourd’hui le soleil reste seulement derrière mes larmes de joie. Dehors, il neige.
 
 
 
 

 

Je

Suis

Recherchée

Par

Mon

Chat

Et

Mon

Chien

Qui

Pensent

Que

Je

Suis

Folle

 

(Maëlle)

 

 

le temps

n'avance, ne pousse, ne crie, ne part, ne laisse

pas le choix

 

 

Image

 

Le ciel bleu

Imperceptible

Lance la lumière sur la façade

Nostalgie oui

Tristesse un peu

On croirait se noyer dans les cieux

Dans l'infini des souvenirs

Donne envie de recommencer

D'un autre côté l'ombre

N'est pas ténébreuse

Mais se fait doucement

Souligne la gouttière

Usée par les années

On se croirait hors du temps

Le ciel est comme un linge

Qu'on aurait étendu avec soin

Recouvrant tout le pays

Après-midi d'hiver

Arbres voulant s'accaparer le ciel

Mais restent immobiles

Menaçants

Un nuage ne s'impose pas

Comme un mirage

L'insolente pie

Vient et s'en va

Au loin un corps s'allonge

La robuste cheminée

Ainsi que les tuiles

Deviennent un manoir

Le temps

S'est arrêté 

Mais rappelle 

Celui qu'on a passé

 

Inspiration - Ariane Dreyfus

Photo personnelle

 

Manuel

 

 

Ton absence pèse et creuse un trou en moi. Une plaie béante, à vif. Un corps déchiré et meurtri. Meurtri par ta figure disparue. Disparue pour quelques jours ou pour quelques éternités, ça je l'ignore. C'est le fait de ne pas savoir qui me terrifie. Je ne sais quand arrivera le jour béni où je reverrai ton image, au loin, ou près de moi, à mes côtés.

 

Lisa

 

Florilège - Livres enrichis 2017-2018 4
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