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Publié par Lauriane

Courrier - Lettre de Jean-Jacques Constans-Saint-Estève à l'Enfant Sauvage

      Mon cher enfant, ta sauvagerie n'avait d'égal que ma bêtise. Aujourd'hui, beaucoup d’années ont passé, je ne sais point où tu te trouves, j'ignore si tu es en vie ou encore si ma lettre te parviendra un jour. Mais sache que mon âme est tourmentée, j'ai échoué à mon devoir d'homme de foi, je ne mérite point que tu me pardonnes, mon repentir n’excusera jamais l’immensité de l’erreur que j’ai commise.

 

     Tu as dû tant souffrir, tant courir pour échapper au destin impitoyable que les Hommes souhaitaient t'infliger, et cela car je n’ai pas eu le cœur assez bon...

 

      Te souviens-tu de ma petite Philomène ? Mon oiseau, mon perroquet, je t'en ai voulu de l'avoir emmené dans le monde merveilleux, le monde divin, le monde du salut, du pardon, de l'éternité… Pur égoïsme ! Alors que cela était inscrit dans l'ordre des choses, c’est un signe : Dieu l'a voulu, et j’aurais du respecter ce choix

 

           Tu ne savais rien de l'homme, et j'ai dénié te protéger… J’espère en toute sincérité que Dieu se trouve à tes côtés, dans ta vie comme dans ta mort, et qu’il te protège de la folie des hommes, dont j’ai réalisé trop tard, la profonde corruption.

 

Jean-Jacques Constans-Saint-Estève

Courrier - Lettre de Jean-Jacques Constans-Saint-Estève à l'Enfant Sauvage
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