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Publié par i-voix

Un livre a deux auteurs : l'écrivain et le lecteur.

Anna (i-voix 2015-2016)

Livres enrichis 2016-2017 - Florilège 11

Définition  :

et si un écrivain

était quelqu'un

qui transformait ses lectures en écritures ?

 

Hypothèses :

et si à l'ère du numérique,

le livre était enrichi par le lecteur lui-même ?

et si chacun  augmentait ainsi sa propre réalité ?

 

Devinette :

saurez-vous reconnaître

les auteurs qui ont inspiré les textes suivants

aux lycéens-lecteurs-écrivains d'i-voix,

les œuvres qu'ils ont enrichies de ces productions

(imitations, inspirations, fragments perdus,

célébrations, visions ...) ?

Livres enrichis 2016-2017 - Florilège 11

Quand je reprends haleine La Grande valse des mots se transforme en rouge horizon pour déclamer l'éloge des survenants puis en arrivant à mes exercices de plongée, il y avait cette photo, un magnifique trésor nocturne, qui à perte de coeur fut mon miroir de tous les doubles, non pas une connaissance mais une reconnaissance de Van Gogh, Artaud ou Debattice

Les Sept Métamorphoses car pour moi quelle serait la nature d'un "je" parce que Je m'appelle Norma Jean Baker, Gangâ, Le Gange, fleuve- matrice, oh je suis femme.

 

SATORI EXPRESS

 

(Audrey)

Livres enrichis 2016-2017 - Florilège 11

 

Serre pille hier. Serpillère. 

 

(Fanny)

 

 

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(Gwendan)

Livres enrichis 2016-2017 - Florilège 11
Livres enrichis 2016-2017 - Florilège 11

 

La nuit. La Lune. Des arches, une place fleurie. Titien peint un portrait. Entre Lorenzo.

Lorenzo : Bonsoir, âme vagabonde. Que fais-tu donc en cette nuit monochrome ? Quels spectres peins-tu dans une nuit aussi sombre ?

Titien : Je peins, voyageur nocturne. Je peins des yeux gris, aussi gris que la Lune. Vous me semblez perdu : Florence vous aurait-elle englouti dans son dédale griffu ?

L (à part) : La clarté de ces iris me fait l'effet d'un poignard et ravive la brûlure glaciale de mes cicatrices. Mon âme se fait adulatrice, confrontée à la puissance destructrice de cette oeuvre dévastatrice...

L: Détrompe-toi, rêveur. C'est moi qui perds Florence. C'est moi qui l'étrangle et la piétine. Je l'aime un jour, pour la haïr toujours.

T : Dites-moi votre nom. Ou bien je vous croirai chimère de mon esprit vagabond. Vous me semblez poussière, aussi fragile, gracile, qu'une délicate statue de verre.

L : Je suis l'enfant prodigue, évadé des entrailles d'une sirène qu'aucune grossesse ne fatigue. Je suis l'échappé des algues dansant entre les vagues, et je divague. Mon nom, mon âme, je ne peux te les confier. Mais... si tu m'accordes cette danse, si tu daignes me toucher, m'embrasser, je te laisserai m'abimer.

T : Ô navigateur céleste, quelques pas auprès de vous ne sauraient que me rendre fou. Il me semble que vous cherchez votre perte, et que dans vos ultimes errances, de la mort, vous êtes le poète.

Lorenzo s'approche en dansant d'un pas léger. Il effleure l'œuvre de Titien.

L : Un poète et un architecte, voilà ce que je suis ! Ma promise, elle, aura l'audace de m'aimer dans la nuit. Et cette bague, invisible à vos yeux, nous unira tous deux.

Lorenzo esquisse une faible révérence. Il s'éloigne sans bruit.

 

(Lara et Lilou)

 

Livres enrichis 2016-2017 - Florilège 11

 

à l'aube telle une fleur resplendissante elle éclot à la lumière du jour son esprit flamboyant nous éblouit tous lorsque côte à côte nous marchons vers la prairie et maintenant que la lumière est faite nous vivons 

(Juliette S)

 

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