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Publié par Gwenc'hlan

Aujourd'hui, le destin m'a conduit à rencontrer un homme du nom de Tebaldeo. Un bel homme, peintre, poète et philosophe... Quelque chose m'a immédiatement intrigué en lui : son amour de Florence, qu'il appelle sa mère et que je traite, moi, de catin. Cet amour m'a d'abord surpris et agacé. Je ne comprenais pas comment il était possible d'aimer une ville si corrompue par l'argent et ses élites, auxquelles j'appartiens malgré moi. C'est ce même amour qui m'a surtout séduit et ému, car sa fierté et son attachement profond à sa ville natale sont remarquables. C'est la preuve d'une honnêteté, d'une franchise et d'un dévouement qui manquent beaucoup aux citoyens de Florence.

Ce garçon a la vie régie par des valeurs profondes et des convictions intimes. Ainsi, quand le prêtre Valori s'exprime sur la tolérance et l'enthousiasme sacré, Tebaldeo ne peut s'empêcher de s'approcher de lui et de le féliciter. Un homme d'une extrême modestie, qui dit étudier et apprécier l'art plus qu'en créer. Il exprime et éprouve aussi des sentiments profonds, et fait preuve d'une grande sensibilité à la vie et à ses événements. Je suis étonnamment perdu. Je ne sais si ses valeurs correspondent aux miennes ou non. D'ailleurs, ai-je des valeurs ? Je critique Florence pour sa corruption mais en vérité, je suis moi-même l'exemple de la corruption la plus profonde et j'aime cette corruption. D'un autre côté, cet homme semble illustrer une vérité que j'apprécie. Alors que penser ? J'ai plusieurs personnalités.

Je lui ai commandé une vue de Florence, un prétexte pour le voir et l'apprécier de nouveau.

 

Lorenzaccio se livre à son journal intime

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