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Publié par Juliette G

Page du journal intime de Louise Labé

rédigée le jour de l'écriture de son "sonnet 25"

Journal de Louise Labé - 25 février 1555

25 février 1555

 

Heure: 19h46

 

Aujourd’hui, je te dis que de toi je ne veux plus rien recevoir.

De tes amours meurtris, qui m'ont transpercé l'âme à ne plus en sentir mon cœur.

Ce séjour passé à ses côtés n'a fait que me rapprocher de lui.

Quand je t'ai vu ce matin dans le jardin de mon salon littéraire, devant moi, à portée de bras, cela n'a qu'intensifié la passion que j'avais à son égard,

Ne m'a fait que ressentir davantage ses bras, ses étreintes essoufflées, ses langoureux baisers.

Et aujourd'hui ne sommeille plus qu'en moi solitude et désarroi.

 

Ce jour tant doux où je le vis paraître,

Oisel léger, comme j'irais à lui !

A travers ce vers, je décris mon désir de le retrouver, de jouir encore de quelques-uns de ces instants passé à ses côtés.

 

Dans mon 3ème sonnet, je disais

Ô longs désirs, ô espérances vaines,

Tristes soupirs et larmes coutumières.

Vois-tu amour, comme tu me fais languir. Savoure mon incessable martyr.


En ce jour d'amertume et d'espérance, j'associe ma tristesse à l'oeuvre de Leonard de Vinci, La Madone à l'hermine, qui semble avoir l'air d'attendre désespérément un événement qui pourrait bouleverser le sens de sa vie, comme lui à chamboulé la mienne.

 

 

Sonnet de la belle cordière (sonnet attribué à Louise Labé)

Sonnet de la belle cordière (sonnet attribué à Louise Labé)

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