Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Anaëlle et Léna

Page du journal intime de Louise Labé

rédigée le jour de l'écriture de son sonnet 2

Journal de Louise Labé - 24 février 1555

Ô Dames! En mon cœur douloureux, aujourd'hui je vous dis que d'un amour fulgurant peut naître un amour blessant. En ce jour ensoleillé, m'allant promener, en oubliant cet amour faisant voguer mon cœur en cette meurtrière accalmie. J'ai croisé sur ma route, un jeune couple qui, l'air amoureux, se câlinait et s'embrassait de doux baisers.

Les yeux scintillants, parlant pour leurs cœurs, disaient :

"Aimez-moi, chaque jour de votre vie, créons ensemble notre infini."

Ça m'a alors rappelé, cet amour qui autrefois était, cet amour qui faisant de mon être une douleur sans âme, ne fit plus que de mon cœur une meurtrière aigreur. Tel Ronsard dans "A Cupidon":

 

Mais la fièvre d’amours

Qui me tourmente,

Demeure en moy tousjours,

Et ne s’alente.

En mon septième sonnet j'écrivais Je suis le corps, toi la meilleure part. Voyez ou l'amour m'a mené. Alors, dames, écoutez-bien mes chagrins, et sachez que demain j'écrirai de ce fait, un sonnet vous étant dédié. Un sonnet décrivant mes quelques pleurs, et vous conseillant de rester au loin de ceux qui ne pourront vous créer que des malheurs.

 

Le sonnet 24 de Louise Labé (édition Jean de Tournes 1555)

Le sonnet 24 de Louise Labé (édition Jean de Tournes 1555)

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article