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Publié par Arianna Rocchi

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Cauchemar

Peut être que nous avons peur de la nuit noire. L’obscurité, le noir, l'abîme avec ses yeux profonds, l'abîme que a les braillements des monstres qui se sont accrochés à nos chevilles qui sont restés ,pendants ,hors du lit, l'abîme qui connaît nos noms et nous appelle avec son ton de belle-mère qui nous enferme dans la chambre.
Cette nuit qui transforme les fleurs en une couleur noire, la nuit qui fait perdre la couleur de toutes les choses ou qui fait changer sa vrai tonalité; la nuit, pleine d'étoiles, qui se transforme dans un cauchemar.

Et le grincement d’une vieille porte qui dure ,lente et calme comme le battement d’un bâton dans le milieu de la nuit, balayée par le vent ou battu par un vieux diable.

Les araignées trottant sur nous quand ils sortent de leurs trous, ils entrent dans la bouche, dans les oreilles, dans les narines et nous explorent, nous laissent leurs poisons en construisant des pièges dans l’obscurité.

La maison, la vieille maison dans laquelle nous vivons, est pleine d'âmes, les âmes des anciens maîtres qui se montrent sur scène à travers une lumière intense, une télévision, à travers une lumière rapide qui passe sous la fente de la porte, avec un couteau qui tombe.

Nous vivons la nuit avec le désir d’embrasser un corps, un organisme mais nous ne pouvons pas nous permettre même une petite partie de ces corps que nous aimerions embrasser.

Et nous restons dans le lit, froid, fait pour un seul homme, comme un cercueil, un enterrement prématuré et les couvertes ne nous donnent pas le temps de respirer; et nous arrivons à descendre vers le bas et vers le bas, seuls, sans les animaux qui nous ont accompagnés les nuits précédents.

Le démon est arrivé et il doit te rappeler d’illuminer la nuit. Tu dois illuminer la nuit pour faire mourir les ombres, mais les ombres sont dans ta tete , et les rêves les plus absurdes se sont maintenus dans l’obscurité, aussi absurdes qui s’appellent cauchemars.

Chaque cauchemar a un visage, une bouche dans laquelle nous mourons et nous ne pouvons pas échapper.

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