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Publié par Gaia Bartolesi

 

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Étendue sur mon lit. Les yeux écarquillés. Immobile. Mes cheveux partout, sur mon visage, sur les oreilles. La perception de mon corps n'était pas complète mais, dans ma chambre, tout était parfaitement rangé, hors de la fenêtre le soleil brillait et les feuilles des arbres dans mon jardin bougeaient lentement à cause du souffle d'un vent léger.

Je sentais quelque chose qui frôlait, mais cela ne pouvait pas être le vent parce que même la porte et la fenêtre de ma chambre étaient bien fermées.

Ce n'était pas seulement un bruit, c'était une sensation humide, un mouvement lent et continu qui descendait le long de ma colonne vertébrale mais sans jamais arriver aux jambes.

J'étais en proie aux frissons les plus violents que je n'avais jamais éprouvés mais mon corps ne pouvait pas bouger, les mains et les pieds rigides et gelés, même ma tête était tournée d’un  côté en fonction de pouvoir regarder hors de la fenêtre le mouvement des feuilles dans mon jardin qui semblaient un gros essaim confus et fou d'insects volants qui ne s'arrêtaient jamais et qui changeaient continuellement de direction en se heurtant l'un l'autre.

Ce spectacle de la nature sur le fond turquoise du ciel sans nuages, c'était la seule chose que je pouvais regarder, mes yeux étaient fixés sur cela mais les frôlements que je sentais... c’était derrière moi et je ne pouvais rien  faire pour chercher à les toucher ou à les regarder.

Je frissonais violemment, mon corps était en proie à  des s spasmes qui me préoccupaient beaucoup. Est-ce que cela dépendait de mon état de santé ou mieux de quelque chose d'externe à moi qui marchait sur ma colonne ?

En tout cas cette situation m'inquiétait beaucoup et je sentais un besoin irrésistible de boire de l'eau. Je savais qu'à côté de mon lit il y avait un verre rempli mais, comme j'ai déjà dit, mes mains qui semblaient appartenir à un mort, n'arrivaient pas à l'attrapper.

J'étais isolé dans ma chambre qui commençait à devenir toujours plus sombre à cause de l'augmentation  exponentielle des insects qui obscuraient ma fenêtre. Personne ne pouvait m'aider du moment que je vivais seule dans ma modeste maison.

Celle là m'a toujours semblé la meilleure des solutions parce que j'étais la seule personne dont je devais m’occuper et mes ressources économiques n'étaient même pas suffisantes à une seule personne.

Cela faisait quelques jours que je ne me sentais pas bien et j'avais décidé de rester dans mon lit pour ne pas compliquer la situation et revenir en moi le plus tôt possible.

Je continuais de  me répéter que c'était seulement une situation passagère et qu'il ne s'agissait de rien de compliqué ou à s'inquiéter. Dans quelque jour tout passerait.

En tout cas, l'immobilité frissonnante qui me tourmentait ce matin, ne pouvait pas seulement être le symptôme d'une grippe quelconque... Est-ce que j'étais en train de mourir ?

Cette idée m'avait frappé comme un coup de marteau et elle s’imparait toujours plus de mon cerveau qui n'arrivait plus à penser à rien d'autre.

La mort ne pouvait pas être la seule solution, je devais essayer de comprendre de quoi il s'agissait. La sensation humide sur mon dos, en effet, était en train de s'apaiser et la perception de mon corps diminuait et il commençait à être difficile de percevoir mes pieds gelés ou mes cheveux sur les oreilles.

Mon corps avait cessé de frissonner et mon cerveau de penser quand je suis tombée dans un sommeil long et profond.

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