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Publié par Valentina D'Agostino

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Description d’un cauchemar à la manière de Maupassant

Je me suis réveillée très tôt ce matin, même si j’étais encore fatiguée par la longue soirée du jour d’avant. J’ai ouvert mes yeux et j’avais peur. Ma chambre était rangée comme toujours, mon bureau en bois de merisier, mes très nombreux livres qui remplissaient ma librairie, ma chaise blanche, mes vêtements dans l’armoire en bois de noisetier, tout semblait à sa place. Mais le silence qui m’entourait semblait innaturel.

J’ai allongé mon bras pour rejoindre l’interrupteur et allumer l’abat-jour près de mon lit, mais l’interrupteur ne marchait pas. Un bruit bizarre et puis les murs de ma chambre ont commencé à fondre, comme des glaces à la chaleur de l’été. Ils fondaient et ils semblaient se rapprocher toujours plus de moi ! Quelle peur, quelle terreur ! Je n’arrivais plus à respirer !

Je criais à  pleins poumons., mais rien ne semblait sortir de ma bouche… Étais-je devenue muette ? Avais-je perdu ma voix ?

 

J’ai essayé alors de me lever, mais mes pieds n’ont pas touché  au plancher.. Il y avait le vide en-dessous de moi. Mon corps paraissait tomber…tomber…tomber… Je regardais autour de moi. Quelqu’un ou quelque chose voulait me saisir ! Quelle peur ! Quelle terreur !

La chambre était toujours là, une matière toujours plus fondue qui tournait autour de moi en se rapprochant de ceux qui me paraissaient des bras.

Il me semblait  encore de reconnaître les objets qui appartenaient à ma chambre : mon bureau en bois de merisier, mes très nombreux livres qui encombraient ma librairie, ma chaise blanche, mes vêtements dans l’armoire en bois de noisetier.

Finalement, l’un de ces horribles bras est arrivé à me toucher, quelle épouvante ! Il m’a tiré en bas, toujours plus en bas et, tout à coup, j’ai touché à nouveau le sol. Il était froid, lisse et clair. Un nuage m’entourait, alors, j’ai fermé les yeux. J’avais trop peur !

Après quelque minutes, j’ai entendu mon réveil sonner, j’ai ouvert mes yeux et j’ai vu ma chambre, là, comme toujours. Elle semblait parfaite, comme si rien n’avait passé…mais moi, j’avais vu, j’avais entendu !

Analyse :

Pour décrire un cauchemar à la manière de Maupassant, j’ai utilisé :

  • Le champ lexical de l’épouvante : « terreur », « peur », « épouvante »

  • Le champ lexical du réel : description détaillée de la chambre dans laquelle se déroule l’histoire

  • Le champ lexical de l’incertitude : les verbes « sembler » et « paraitre » sont utilisés plusieurs fois

  • Phrases exclamatives et interrogatives : « Je n’arrivais plus à respirer ! », « Quelle terreur ! »

  • Le point de vue interne : le narrateur est à la première personne du singulier

  • Le manque d’explication : personne ne répond aux questions posées par le narrateur

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