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Publié par Gwenc'hlan

Portrait de l'auteure

Portrait de l'auteure

Maram al-Masri est une exilée syrienne qui veut témoigner de l'horreur de la guerre dans son pays natal, à travers l'écriture. Pour ce faire, elle a choisi la poésie. Le résultat est très frappant, direct. Chaque poème semble en effet être la mémoire d'une scène précise qui s'est déroulée en Syrie, pendant la guerre. Des scènes qu'elle a peut-être vues de ses propres yeux, ou vécues. C'est à chaque fois très frappant car l'auteure ne cherche pas à trouver des tournures ou des euphémismes pour atténuer son propos. C'est toujours brut, réel, sans mensonges ou détournements de l'horreur. Le premier recueil que j'ai lu («H ! Hache ! Hash !») était pour moi tout l'inverse : une explosion de bonne humeur et de joie. Je passe donc d'un extrême l'autre. Ici les explosions seraient plutôt celles des bombes, celles de la guerre. Je l'ai aimé car je pense qu'il est rare de lire des textes sans mensonges, ou dans lesquels il n'est pas nécessaire de creuser afin de trouver ses sources et ses significations. Je pense Maram-al Masri écrit simplement comme cela lui vient, d'où cela lui vient, et elle a tout-a-fait raison. Cela crée quelque chose de très vivant sur le papier et je n'ai eu aucun mal à m'imaginer les scènes décrites, et avec elles toutes leurs violences, toutes leurs horreurs. Merci Maram al-Masri de témoigner pour nous, Européens non habitués à de telles atrocités.

Sculpteurs, peintres et plasticiens témoignent, eux aussi, de l'horreur de la guerre

Sculpteurs, peintres et plasticiens témoignent, eux aussi, de l'horreur de la guerre

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