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Publié par Gwendan

De toutes les différentes scènes de la pièce, si il y en a une bien marquante par rapport à son contraste avec les autres, c'est la scène du monologue en Allemand.

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Je pense donc j'écris que j'écris que je suis.

Je pense donc j'écris que j'écris que je suis.

 Cette scène pour le moins atypique par rapport au reste a sans aucun doute eu l'effet escompté : celui de surprendre, avant tout, mais aussi de détendre cette atmosphère pesante qui entoure l’entièreté de la pièce. Mais que racontait-il de sa voix aiguë et chantante et de sa mimique très gestuelle ? L'histoire d'un garçon et de sa mère, d'une journée normale autour d'un repas normal avec un chat normal, qui apprend à voler. Sauf qu'après un appel téléphonique, cette journée à priori normale s'emballe et il est grand temps de quitter la maison puisqu'il semblerait qu'un homme doté d'une moustache éloquente les menace. Ce qu'ils font, évidemment, mais tout ne se passe comme prévu puisque de viles personnes séparent la mère et son fils, ce dernier étant embarqué de force dans un train.

 La question étant : Que représente cette scène ? Si l'on en croit toutes les caractéristiques de cette pièce, et en particulier leurs symboliques, ainsi que l'inspiration principale - celle de "Espèce d'espace" de Georges Perrec - cette scène représente la Shoah, orchestrée par le régime d'Hitler et ses sympathisants. 

 C'est, je trouve, impressionnant la capacité de cette scène à tourner en dérision cette triste organisation à but génocidaire. Après tout, à l'époque, qui y aurait cru ?

 

 

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