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Publié par Lilou

Interview - Porcinet nous dit tout !
Porcinet, aventurier incompris de tous

Porcinet, aventurier incompris de tous

A l'occasion d'une interview inédite sur l'aventure sensationnelle qu'il a vécu,

Porcinet nous accueille sur son île en toute simplicité.

***

Sa Majesté Mag : Bonjour Porcinet ! Nous sommes ravis de pouvoir vous interroger sur vos péripéties. Pour commencer, pourriez-vous nous donner votre véritable nom ?

Porcinet : Je m'appelle Stanley Bacon, mais personne ici ne me connaît sous ce nom... Pour eux, je suis juste Porcinet. Appelez-moi comme vous le souhaitez, je crois qu'à ce stade-là plus rien n'a d'importance de toute manière.

 

SMM : Comment vous sentez-vous à l'heure qu'il est ?

P : Exclu. Je crois qu'aucun mot ne peut mieux décrire la situation dans laquelle je me trouve en ce moment. Les autres n'en ont rien à faire de moi, ils se fichent bien des conseils que je peux leur donner et ils se moquent constamment de mon embonpoint. Il n'y a que mes lunettes qui les intéressent. Sinon, je suis juste une source perpétuelle d'ennui.

 

SMM : Justement, quels sont les conseils que vous donneriez à vos compères ?

P : Je ne cesse de leur répéter de se comporter en êtres civilisés, de faire du feu et de s'organiser dans les tâches, mais ces imbéciles préfèrent s'amuser sans penser aux conséquences. Je vous jure que cette histoire va mal finir.

 

SMM : Selon vous, quels sont les facteurs ayant empêché votre intégration au sein du groupe ?

P : Je pense que je me suis immédiatement fait cataloguer comme « loser » (il mime des guillemets avec ses doigts) à cause de ma rotondité, de mon asthme, de mes grosses lunettes et de mes valeurs. Je pense comme un adulte et ils trouvent ça ennuyeux. Pas vraiment le genre de type qui impressionne, donc. (rires)

 

SMM : Et au contraire, quels sont les éléments qui ont façonné votre amitié singulière avec le leader du groupe, Ralph ?

P : Aaaaaah Ralph... (il prend un air songeur et sourit) Je pense que le premier sentiment qu'il a éprouvé pour moi était du dégoût. Vous comprenez, on ne peut pas dire que je lui ai offert une impression de tonnerre : un gros zigoto bigleux, un peu craintif et maladroit et qui plus est, asthmatique. Et puis peu à peu, le dégoût s'est transformé en pitié et lorsque le groupe s'est dissocié, c'est notre rattachement à des valeurs identiques qui nous ont rapprochés. Tous les deux, nous étions désireux de conserver un esprit démocratique au sein de notre troupe et quand celle-ci a volé en éclats, il a bien fallu se serrer les coudes. J'éprouve un immense respect pour lui : il s'est révélé être un allié de taille durant ces derniers jours. C'est un garçon très courageux.

Ralph et Porcinet s'attelant à la tâche du feu

Ralph et Porcinet s'attelant à la tâche du feu

SMM : Parlez nous de votre vie d'antan.

P : (il sourit) J'ai l'impression de parler d'une époque bien lointaine alors que j'ai échoué sur cette île depuis deux bonnes semaines environ. Peut être trois. Ou quatre. Je ne sais plus, j'ai perdu la notion du temps. Bref, que dire ? J'ai étudié à Winchester College, une des écoles les plus prestigieuses d'Angleterre. J'étais délégué de ma classe et je faisais parti des meilleurs élèves de l'établissement. Mes professeurs m'adoraient pourtant ce n'était pas le cas de mes camarades. Ce sont eux qui ont commencé à m'appeler Porcinet. Les saligauds. Je vivais avec ma tante qui me chérissait comme son propre fils.

 

SMM : Si vous aviez pu emporter quelque chose de chez vous sur l'île, qu'auriez-vous pris ?

P : Sans hésitation, mon inhalateur ! Ma tante me rappelait sans cesse de ne pas l'oublier. Sans lui, ma fatigue est décuplée et il m'ait arrivé plusieurs fois de faire de grosses crises d'asthme sur l'île. Il m'aurait été d'une aide précieuse. Je n'aurais pas non plus dit non à mon couteau suisse que je garde précieusement dans ma table de nuit. Le besoin s'est fait ressentir rapidement et nous avons dû confectionner des outils par nos propres moyens.

 

SMM : Cette île est paradisiaque. Quel y est votre coin favori ?

P : Dans la cabane, en sécurité. C'est le seul endroit qui me donne l'illusion d'être à la maison. Malgré le vol.

 

SMM : Quel vol ?

P : Jack s'est emparé de mes lunettes pour faire du feu, rien que pour lui et sa tribu. En plus, il m'a fait mal et j'ai fait une grosse crise d'asthme par sa faute.

 

SMM : Des rumeurs courent sur l'île à propos d'un monstre, d'un meurtre et d'autres histoires abracadabrantes. Qu'en pensez vous ?

P : (il se raidit, devient tout blanc) Sim... Simon... Ce – c'était un accident, on voulait pas... je – c'est la faute des petits, c'est eux qui ont commencé à dire qu'il y avait une horrible créature sur l'île – non, c'est la faute de Jack, tout est à cause de lui et de son fichu festin, on était en transe, non et puis zut, c'est de sa faute, à Simon, on a tous cru que... le monstre... je... je... je veux rentrer chez moi ! (il éclate en sanglots).

 

SMM : Euh bien, merci pour cette interview, Stanley. Au revoir.

 

 

Propos recueillis par Lilou, reporter pour Sa Majesté Mag

 

 

 

 

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Commenter cet article

Gwenc'hlan 08/10/2016 11:58

Effectivement Lilou, ton interview est très réussie ! Bravo !

Lilou 08/10/2016 12:44

Oooh merci Gwen c'est trop gentil! ^^