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Publié par i-voix

Un livre a deux auteurs : l'écrivain et le lecteur.

Anna (i-voix 2015-2016)

Florilège - Livres enrichis 2015-2016 6

Définition  :

et si un écrivain

était quelqu'un

qui transformait ses lectures en écritures ?

 

 

Hypothèses :

et si à l'ère du numérique,

le livre était enrichi par le lecteur lui-même ?

et si chacun  augmentait ainsi sa propre réalité ?

 

 

Devinette :

saurez-vous reconnaître

les auteurs qui ont inspiré les textes suivants

aux lycéens-lecteurs-écrivains d'i-voix,

les œuvres qu'ils ont enrichies de ces productions

(imitations, inspirations, fragments perdus,

célébrations, visions ...) ?

 

 

(Un nom d'auteur peut en cacher un autre :

cliquez sur celui-ci pour découvrir l'écrivain qui a inspiré le texte)

Florilège - Livres enrichis 2015-2016 6

 

Alors on organiserait des soirées

et les convesations facebook auraient

des noms imprononçables.

 

On monterait les tentes et allumerait du feu.

 

On mangerait jusqu'à ne plus en pouvoir en rêvant d'un bain de minuit.

 

On souflerait nos pensées

nos poumons

et nos rires

dans le doux vent matinal.

 

Cela durerait le temps de quelques journées - mais on serait impatient - de la prochaine fois.

 

(Mathilde)

 

 

Tu ne peux pas empêcher que tout change, pas plus que tu ne peux empêcher le soleil de se coucher.

 

(Hermine)

 

Florilège - Livres enrichis 2015-2016 6

(Iris)

 

Aujourd'hui à la une:

Un homme est mort par excès d'amour !

 

Hier soir,20h30, un homme a été retrouvé mort dans son appartement par sa petite-amie. Selon elle, la porte était fermée à clef et, comme il vivait au 13ème étage de son immeuble, personne n'aurait pu entrer par la fenêtre. Selon l'enquête menée par la police, l'homme agé d'une trentaine d'année serait mort d'amour. Selon les lettres retrouvées près de son corps, il serait même mort d'un "amour d'une extrême  violence". Dans une autre lettre, il semble décrire certaines sensations d'avant sa mort : "Je tremble et j'ai froid. J'ai la chair de poule". L'amour, l'ne des plus grandes causes de décès au monde. Cette affaire effraie la police car il s'agit ici d'un cas nouveau : la victime a décrit sa passion et ses effets. Pouvons-nous voir ici un moyen d'avancer dans la protection anti-amour?                          

                                                                             Thomas Moure

 

(Guillaume)

 

 

Les " imités " ( 1 )

1

La terre s'est laissée emporter/

 prendre à droite en

contournant l'espace-temps/

axe dérivé/

la foule se disperse et laisse

place à l'averse/

l'alpiniste désorienté armé

d'une corde/

le livre raconte l'histoire/

les mots mélangés/

pas de place pour les déplacés/

Trop de paroles inavouées/

 

(Lomé)

 

Florilège - Livres enrichis 2015-2016 6

 

Omer recherche boîte de peinture neuve vendue avec pinceaux, pour immortaliser cérémonie de mariage à Istanbul.

 

Merci de joindre Omer à l'adresse suivante: 29 Impasse de la Lumière et de la liberté.

 

(Solen)

 

Cher entre le sol,

je t'ai lu relu et encore et encore. Il me semble que tu parles d'amour ou de solitude je ne sais pas trop. J'essaie de voyager entre tes mots mais je ne trouve pas de signification exacte. Mon mot préféré que tu dis est "espace" : tu dis qu'on ne peut pas le toucher. Moi je pense qu'on le peut si on veut si on arrive seulement à le ressentir. Que veux- tu dire quand tu dis qu'il faut "toujours traduire la pesanteur" ? Est-ce une manière savante de dire qu'il faut parfois ne pas entendre les mots trop lourds? 

Ecris-moi vite de tes mots savants une réponse aérienne. 

Je te lirai encore.

signé : une étoile en reflexion

 

(Mathilde)

 

Photo par Olivier Roller

Photo par Olivier Roller

La première chose que l'on peut dire en voyant cette photographie c'est qu'elle capture un portrait de femme, mais ce n'est pas seulement cela, c'est aussi un portrait de poète.

La blancheur de votre peau ressort des couleurs sombres qui vous entourent, seule couleur ici : le rose pâle de vos lèvres esquissant un leger sourire. Votre expression est étrange, vos yeux ont l'air moins heureux que votre bouche, peut-être sont ils fatigués ?

Vous fixez l'objectif, le rendu est troublant, comme si vous me regardiez à travers l'écran de mon ordinateur. On dirait que vos yeux scrutent tout, cherchent le moindre détail, le moindre contraste de lumière, la moindre ombre, le moindre objet, le moindre mouvement immobile afin de le retranscrire ensuite par des mots.

Des mots justes, beaux. Des mots originaux, audacieux. Des mots simples, doux. Des mots de poète.

 

(Lalou)

 

 

"Ouvre-moi, nous inviterait ce recueil s'il était une valise." 
 
    C'est une valise.
 
Recueil-valise - Cécile Portier

 

    Et dans cette valise il y a : 
 
    Un appareil photo aussi vieux que les personnes qui l'ont utilisées.
 
    Des photographies en noir et blanc, comme si les couleurs risqueraient de donner à la scène trop de crédibilité, trop de vraisemblance et lui enlèveraient son mystère.
 
    Du papier à lettres tâché, usé par le temps et déteint par les mots.
 
    Des inconnus formants une grande famille.
 
    Un banc sur lequel on peut occuper toutes les places.
 
    Un sucre avide de douceurs contre la rationalité de la Bête.
 
    Une boîte en fer contenant tous les souvenirs ratés, dont on ne veut plus, dont on veut oublier la déception qu'ils ont suscité.
    
    Des tissus chamarrés et moelleux où est posé une robe de peau.
 
    Une pellicule qui cède, résistant à l'envie de faire vrai pour obliger à être vrai.
    
    Un remake de la vie.
    
    Un regard, un regard objectif, un objectif.
 
    Des pierres mouvantes, plus vivantes que la colonne du belvédère de cette guerrière.
 
    Une cible horizontal.
 
    Une table d'orientation à laquelle on tourne le dos.
 
    Un fleuve sombre contournant une île endormie.
 
    Une marche en rappel contre le temps.
 
    L'obéissance incarnant le rôle de la pureté dans une robe pressée.
 
    Une découverte mystérieuse s'interrogeant sur un crâne oblong et dégarni.
 
    Des euphorbes euphoriques se projetant vers l'avenir.
 
    Une promenade autour du lac d’Enghien.
 
    Une personne de trop.
 
    Un képi, une couronne.
 
    Un ciel de toile rayé.
 
    Un rideau à essayer.
 
    Un vieux landau.
    
    Une ombre trop grande pour soi.
 
    Une fleur parmi les fleurs, un meuble parmi les meubles.
 
    Une Chantilly fraîche, acidulée, son aplomb, son pragmatisme, sa drôlerie et son côté surjoué.
 
    Un boitier noir.
 
    Un chien de faïence.
 
    Une grande fatigue industrielle.
 
    Le costume du jour de relâche.
 
    Une lourde poupée.
 
     Le candélabre de la flamme.
 
    La courbe des collines du sourire d'une famille.
 
    Un manteau absorbant la noirceur du paysage.
 
    Un homme sans autres yeux que sa monture protectrice.
 
    Un sol acceptable.
 
    Un somnambule gonflé d'honneur en robe noir.
 
    L'oxymore de l’accessoire indispensable.
 
    Des images orphelines.
 
    Une nymphe qui refuse de prendre son envol.
 
    Un éclaireur qui tient à peine sur ses jambes.
         
    Une aventurière camouflée dans les piquants d’ombre et de lumière, invisible et radieuse.
 
     La désolation d'un jardin en lent dégel.
 
     L’odeur âcre de l’excitation sur la peau suivi d'une bouche en trait de silence enfin regagné.
 
    Une spectatrice enthousiaste.
 
    Un corps défendant.
 
     Un paysage illisible, un ciel d’hiver aveuglant, des arbres sinistres.
 
    Une carte offrant des opportunités dans ses vides.
 
    Un interrupteur brillant au-dessus d'une étoile.
 
    Un triste hymen sous vitre.
 
    Un enfant désiré incinéré dans les yeux brûlant de sa mère.
 
    Quelques moments d'attentes.
 
    Des pierres éboulées comme édifice.
 
    Un petit otage de la vie fasciné et souriant.
 
 
     "Ouvre-moi, nous inviterait ce recueil s'il était une valise. Ouvre-moi et découvre mes merveilles. Ce sont celles de la vie." 
    
     C'est une valise de la vie.
 
     Dans cette valise, il y a des vies.
 
    Des vies qui, sous nos yeux, reprennent leurs droits et continuent.
    Où ça ? Dans leur cadre, dans nos prunelles, dans nos cœurs, dans des mots ...
    Que sais-je ? 
 
 
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