Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Publié par Kathleen

Lapin blanc

Création - Lapin blanc

 

 

 

    Encore.
    Plus vite.
    Continue.
    Toujours.
    Court.
    PLUS VITE !
 
    Je cours. Je cours. Oui toujours je cours. Je cours, je cours, je cours et jamais je ne m'arrête. Jamais je ne me lasse. Je cours quoiqu'il arrive. Tant et si bien que j'en oublie la raison. Tant et si bien que j'en perds la raison. Tant et si bien que je perds mon horizon. Je sais juste que je cours. Je dois courir. Encore. Toujours. Courir. Je dois. Je le dois. Je me le dois. 
 
    Je suis enfermée depuis si longtemps dans ce labyrinthe sans fin, condamnée à errer, sans repos, sans répit, sans échappatoire, dans ma prison de diamants. Je ne peux pas m'arrêter observer les parois lisses et sans failles, sans fissures, sans défauts de mon enclos. La sanction est irréversible et mon châtiment ne prendra jamais fin. Bienvenue dans mon enfer. Ce cauchemar, cette hantise. Mes démons sont juste derrière moi. Ils m'attendent. Ils me suivent. Je les suis. Et voilà tout le paradoxe dans lequel je suis séquestrée. La frontière entre l'agresseur et l'agressée, l'harceleur et l'harcelée, le persécuteur et la victime, le chasseur et la proie, celui qui suit et celui qui est suivi se floue à travers la vitre tremblotante de ma raison.
 
     Les engrenages se chevauchent, s'encastrent les uns dans les autres, propulsent un mouvement que même eux ignorent.
Personne ne cherche à comprendre.
Le cliquetis entêtant des roues, des mécanismes, des moteurs résonne dans l'immensité du vide et vient s'effacer, s'oublier, se fondre dans un silence assourdissant.
On trésaille à chaque pulsions, à chaque propulsions, à chaque transmission d'un mouvement.
On sursaute, on se retourne.
La bête a déjà disparu.
La bête est déjà bien loin.
Loin devant. Loin derrière.
Et partout autour de nous.
Impossible agencement.
Et notre danse avec Χρόνος reprend.
Et notre ronde infernale repart. 
 
     Je cours et si jamais je me retourne, la contemplation envahirait jusqu'à la dernière parcelle de mon esprit et la Méduse me laissera de marbre. Impuissante. Sans ressources contre ce dont je me bats. Contre ce dont à quoi j'aspire. Je me débats. Je ne perdrais pas. Je ne le peux pas. Mais je me retourne, pour voir ce que je fuis, ce que j'évite, ce que je cherche. Où regarder ? Où donner de la tête ? Je ne sais pas, je ne sais pas. Je me blesse. - PLUS VITE ! Elles sont derrière toi !- Signalement de l’hypothalamus. Dans tout mon corps, dans ton mon être se diffuse un message instinctif. Stimulation des glandes médullosurrénales. Sécrétion d'adrénaline. Mon sang bat à présent dans mes veines plus charger que jamais de la substance salvatrice. Augmentation du rythme cardiaque. Pulsation dans mes oreilles. Accélération de la respiration. Devant mon visage, des nuages de buée se forment, se déforment, s'évaporent avant de laisser place au suivant. Pression artérielle plus forte. Je le sens. Irrigation plus rapide, plus efficace de l'oxygène vitale dans mon cerveau et mes muscles. Contraction. Dilatation des pupilles. Amélioration de la vigilance. Ralentissement de la digestion. Mon organisme tout entier est mobilisé. Je suis prête. Et je reprends ma course.

    

     Je cours. Je cours. Oui toujours je cours. Je cours, je cours, je cours et jamais je ne m'arrête. Jamais je ne le peux. Alors je cours. Je cours car je ne sais faire que ça. Je cours car c'est ma seule option. Et je trébuche, et je me retiens, et je m'accroche, et je me tire, et je cours. Les palpitations de mon sang jusque dans mes tempes, la chaleur sur mon visage. De l'eau d'origine inconnu inonde toute ma peau. Mais moi je cours. Contre mes forces. Contre les forces. Contre le temps. 
 
    Depuis la course originelle à la course aux derniers souffles, je cours après les aiguilles. Elles sont là, trois grandes dames dominatrices et maîtresses du contrôle de ma vie. Elles régissent chaque instant, chaque décision. Elles donnent à mon existence un rythme effréné, obsédant. C'est addictif. Dépendance aux instants aussi éphémères que la lueur dans nos yeux. Et pourtant parfois la fati ... - CHUT ! TAIS-TOI ! PLUS VITE ! - Le temps est telle une fumée qui s'échappe d'entre mes doigts à chaque fois que je mets la main dessus, à chaque fois que je crois pouvoir la contrôler, à chaque fois que - Hey ! Reviens ! - Mais le temps n'écoute pas, le temps ne s'arrête pas. Les minutes filent, les minutes passent et s'écoulent et rien ni personne ne l'en empêchera. Parce que le temps, lui, est libre. Et moi ? Et moi je continue ma course folle. La moindre heure, la moindre minute, la moindre seconde est précieuse à mes yeux.  Je voudrais en avoir tellement que je ne sache plus qu'en faire. Je voudrais avoir du temps. Oh ! Je voudrais du temps ! S'il vous plaît ! Donnez-moi du temps ! Donnez-moi le temps ! 
 
    Le temps, le temps, toujours le temps. Cette quête impossible, improbable et insensée me préoccupe, m'envahit, m'assujettit . Je cours, je bondis, je trésaille toujours à sa recherche. Où es-tu passé mon précieux temps ? Où t'es-tu envolé ? Oh ! S'il te plaît ! Reste auprès de moi ! J'ai besoin de temps !
 
     PLUS VITE !
 
 
 
     Tic. Tac. Regarde l'heure.
 
Tic. Tac. Je sais que tu peux l'entendre. Ouvre-les yeux. Tout ceci t'échappe, tu ne peux rien contre moi. Tu subis mes lois et tu ne peux rien contre moi. Je suis tout puissant, je suis impénétrable et tu ne peux rien contre moi. Je te prends tes proches, je te prends tes souvenirs, je te prends tous tes espoirs et je ne laisse que le regret. Je sème la miséricorde, je sème l'oubli comme des graines aux vents et elles germeront en mauvaises herbes sur ton nom.
 
Tic. Tac. Tu ne peux que m'attendre, car il est déjà trop tard pour toi d'essayer de t'enfuir. Tôt ou tard je te rattraperai. Et regarde ! Maintenant tu ne cours plus après moi, maintenant tu fuis. Mais je te rattrape, chère enfant.
 
Tic. Tac. Tu n'es pas très bonne pour te cacher. Tu n'es pas très bonne pour m'éviter.
 
Tic. Tac. Reste tranquille maintenant. Tu ne peux pas te dissimuler à mes yeux inquisiteurs. Je viens.
 
Tic. Tac. Attends seulement, tu ne peux pas m'échapper. J'arrive. 
 
On ne peut pas échapper au temps. 
 
 
Et ainsi va le monde.
Une course effrénée et sans ligne finale, sans terminus.
Sans vainqueur.
Et ainsi vont les choses.
Successions de rencontres succinctes.
Ébauche de jeunesse. 
Palimpseste d'expériences. 
Et ainsi vivons nous.
Quête de l'impossible.
Volonté insatiable de l'incommensurable.
Tâtonnement d'aveugles pour quitter notre intérieur.
Abandonner la sphère qui nous enclave.
Abolition des chaînes qui nous conduisent à notre fatalité finale.
Guerre millénaire contre un immortel et pernicieux ennemi. 
 
On ne peut pas échapper au temps. 
 
 
    PLUS VITE ! FAIRE PLUS, VIVRE PLUS, ECRIRE PLUS, VOIR PLUS, ENTENDRE PLUS ! TOUJOURS PLUS PLUS PLUS !!! 
 
    Quand soudain ... Plus rien. Mais ... Tu n'avances plus ? L'horloge au-dessus de la tête de mon lit semble cassée. Et pourtant je l'entends toujours. Et pourtant elle me menace toujours. Et pourtant je suis toujours à sa merci. Et maintenant, tu ne joues plus ? Dans cette immobilité partagée, mes yeux pensent avoir gagné. Mais le jeu du temps ne fait que commencer. Maintenant il m'a trouvé, maintenant il est près de moi, dans la pièce, dans mon dos. Il me guette. Il est là. Il semble qu'il ait gagné et je dois payer les conséquences. Et maintenant, tu t'étends ? Long et gras, vicieux et venimeux, le temps. Je ne profite pas de t'avoir, au contraire, tu me tortures et tu t'amuses de voir mes retournements, mes insupportables, insoutenables questionnements. Tu sembles figé maintenant, ne veux-tu donc pas reprendre ? Tu m'enfermes et m'étouffes, je suis claustrophobe quand je suis séquestrée en toi. J'aimerais pousser tes parois et franchir ton quatrième mur. Rends-moi ma liberté. Au-delà de ce moment fatidique, au-delà de ce moment de glace, au-delà de ce moment d'ennuis mélancolique m'attendent mille aventures que je brûle de saisir. Des opportunités, des rencontres, des nouveautés ! Oh tu n'imagines pas ! 
 
Et le temps sans prévenir
Reprend sa course folle
Car le temps est libre
Et nous ?
 
     Encore.
     Plus vite.
     Continue.
     Toujours.
     Court.
     PLUS VITE !
 
    Je cours. Je cours. Oui toujours je cours. Je cours, je cours, je cours et jamais je ne m'arrête. Jamais je ne me lasse. Je cours quoiqu'il arrive. Tant et si bien que j'en oublie la raison. Tant et si bien que j'en perds la raison. Tant et si bien que je perds mon horizon. Je sais juste que je cours. Je dois courir. Encore. Toujours. Courir. Je dois. Je le dois. Je me le dois. 
    Encore.
    Plus vite.
    Continue.
    Toujours.
    Court.
    PLUS VITE !
 
    Je cours. Je cours. Oui toujours je cours. Je cours, je cours, je cours et jamais je ne m'arrête. Jamais je ne me lasse. Je cours quoiqu'il arrive. Tant et si bien que j'en oublie la raison. Tant et si bien que j'en perds la raison. Tant et si bien que je perds mon horizon. Je sais juste que je cours. Je dois courir. Encore. Toujours. Courir. Je dois. Je le dois. Je me le dois. 
 
    Je suis enfermée depuis si longtemps dans ce labyrinthe sans fin, condamnée à errer, sans repos, sans répit, sans échappatoire, dans ma prison de diamants. Je ne peux pas m'arrêter observer les parois lisses et sans failles, sans fissures, sans défauts de mon enclos. La sanction est irréversible et mon châtiment ne prendra jamais fin. Bienvenue dans mon enfer. Ce cauchemar, cette hantise. Mes démons sont juste derrière moi. Ils m'attendent. Ils me suivent. Je les suis. Et voilà tout le paradoxe dans lequel je suis séquestrée. La frontière entre l'agresseur et l'agressée, l'harceleur et l'harcelée, le persécuteur et la victime, le chasseur et la proie, celui qui suit et celui qui est suivi se floue à travers la vitre tremblotante de ma raison.
 
     Les engrenages se chevauchent, s'encastrent les uns dans les autres, propulsent un mouvement que même eux ignorent.
Personne ne cherche à comprendre.
Le cliquetis entêtant des roues, des mécanismes, des moteurs résonne dans l'immensité du vide et vient s'effacer, s'oublier, se fondre dans un silence assourdissant.
On trésaille à chaque pulsions, à chaque propulsions, à chaque transmission d'un mouvement.
On sursaute, on se retourne.
La bête a déjà disparu.
La bête est déjà bien loin.
Loin devant. Loin derrière.
Et partout autour de nous.
Impossible agencement.
Et notre danse avec Χρόνος reprend.
Et notre ronde infernale repart. 
 
     Je cours et si jamais je me retourne, la contemplation envahirait jusqu'à la dernière parcelle de mon esprit et la Méduse me laissera de marbre. Impuissante. Sans ressources contre ce dont je me bats. Contre ce dont à quoi j'aspire. Je me débats. Je ne perdrais pas. Je ne le peux pas. Mais je me retourne, pour voir ce que je fuis, ce que j'évite, ce que je cherche. Où regarder ? Où donner de la tête ? Je ne sais pas, je ne sais pas. Je me blesse. - PLUS VITE ! Elles sont derrière toi !- Signalement de l’hypothalamus. Dans tout mon corps, dans ton mon être se diffuse un message instinctif. Stimulation des glandes médullosurrénales. Sécrétion d'adrénaline. Mon sang bat à présent dans mes veines plus charger que jamais de la substance salvatrice. Augmentation du rythme cardiaque. Pulsation dans mes oreilles. Accélération de la respiration. Devant mon visage, des nuages de buée se forment, se déforment, s'évaporent avant de laisser place au suivant. Pression artérielle plus forte. Je le sens. Irrigation plus rapide, plus efficace de l'oxygène vitale dans mon cerveau et mes muscles. Contraction. Dilatation des pupilles. Amélioration de la vigilance. Ralentissement de la digestion. Mon organisme tout entier est mobilisé. Je suis prête. Et je reprends ma course.

    

     Je cours. Je cours. Oui toujours je cours. Je cours, je cours, je cours et jamais je ne m'arrête. Jamais je ne le peux. Alors je cours. Je cours car je ne sais faire que ça. Je cours car c'est ma seule option. Et je trébuche, et je me retiens, et je m'accroche, et je me tire, et je cours. Les palpitations de mon sang jusque dans mes tempes, la chaleur sur mon visage. De l'eau d'origine inconnu inonde toute ma peau. Mais moi je cours. Contre mes forces. Contre les forces. Contre le temps. 
 
    Depuis la course originelle à la course aux derniers souffles, je cours après les aiguilles. Elles sont là, trois grandes dames dominatrices et maîtresses du contrôle de ma vie. Elles régissent chaque instant, chaque décision. Elles donnent à mon existence un rythme effréné, obsédant. C'est addictif. Dépendance aux instants aussi éphémères que la lueur dans nos yeux. Et pourtant parfois la fati ... - CHUT ! TAIS-TOI ! PLUS VITE ! - Le temps est tel une fumée qui s'échappe d'entre mes doigts à chaque fois que je mets la main dessus, à chaque fois que je crois pouvoir la contrôler, à chaque fois que - Hey ! Reviens ! - Mais le temps n'écoute pas, le temps ne s'arrête pas. Les minutes filent, les minutes passent et s'écoulent et rien ni personne ne l'en empêchera. Parce que le temps, lui, est libre. Et moi ? Et moi je continue ma course folle. La moindre heure, la moindre minute, la moindre seconde est précieuse à mes yeux.  Je voudrais en avoir tellement que je ne sache plus qu'en faire. Je voudrais avoir du temps. Oh ! Je voudrais du temps ! S'il vous plaît ! Donnez-moi du temps ! Donnez-moi le temps ! 
 
    Le temps, le temps, toujours le temps. Cette quête impossible, improbable et insensée me préoccupe, m'envahit, m'assujettit . Je cours, je bondis, je trésaille toujours à sa recherche. Où es-tu passé mon précieux temps ? Où t'es-tu envolé ? Oh ! S'il te plaît ! Reste auprès de moi ! J'ai besoin de temps !
 
     PLUS VITE !
 
 
 
     Tic. Tac. Regarde l'heure.
 
Tic. Tac. Je sais que tu peux l'entendre. Ouvre-les yeux. Tout ceci t'échappe, tu ne peux rien contre moi. Tu subis mes lois et tu ne peux rien contre moi. Je suis tout puissant, je suis impénétrable et tu ne peux rien contre moi. Je te prends tes proches, je te prends tes souvenirs, je te prends tous tes espoirs et je ne laisse que le regret. Je sème la miséricorde, je sème l'oubli comme des graines aux vents et elles germeront en mauvaises herbes sur ton nom.
 
Tic. Tac. Tu ne peux que m'attendre, car il est déjà trop tard pour toi d'essayer de t'enfuir. Tôt ou tard je te rattraperai. Et regarde ! Maintenant tu ne cours plus après moi, maintenant tu fuis. Mais je te rattrape, chère enfant.
 
Tic. Tac. Tu n'es pas très bonne pour te cacher. Tu n'es pas très bonne pour m'éviter.
 
Tic. Tac. Reste tranquille maintenant. Tu ne peux pas te dissimuler à mes yeux inquisiteurs. Je viens.
 
Tic. Tac. Attends seulement, tu ne peux pas m'échapper. J'arrive. 
 
On ne peut pas échapper au temps. 
 
 
Et ainsi va le monde.
Une course effrénée et sans ligne finale, sans terminus.
Sans vainqueur.
Et ainsi vont les choses.
Successions de rencontres succinctes.
Ébauche de jeunesse. 
Palimpseste d'expériences. 
Et ainsi vivons nous.
Quête de l'impossible.
Volonté insatiable de l'incommensurable.
Tâtonnement d'aveugles pour quitter notre intérieur.
Abandonner la sphère qui nous enclave.
Abolition des chaînes qui nous conduisent à notre fatalité finale.
Guerre millénaire contre un immortel et pernicieux ennemi. 
 
On ne peut pas échapper au temps. 
 
 
    PLUS VITE ! FAIRE PLUS, VIVRE PLUS, ECRIRE PLUS, VOIR PLUS, ENTENDRE PLUS ! TOUJOURS PLUS PLUS PLUS !!! 
 
    Quand soudain ... Plus rien. Mais ... Tu n'avances plus ? L'horloge au-dessus de la tête de mon lit semble cassée. Et pourtant je l'entends toujours. Et pourtant elle me menace toujours. Et pourtant je suis toujours à sa merci. Et maintenant, tu ne joues plus ? Dans cette immobilité partagée, mes yeux pensent avoir gagné. Mais le jeu du temps ne fait que commencer. Maintenant il m'a trouvé, maintenant il est près de moi, dans la pièce, dans mon dos. Il me guette. Il est là. Il semble qu'il ait gagné et je dois payer les conséquences. Et maintenant, tu t'étends ? Long et gras, vicieux et venimeux, le temps. Je ne profite pas de t'avoir, au contraire, tu me tortures et tu t'amuses de voir mes retournements, mes insupportables, insoutenables questionnements. Tu sembles figé maintenant, ne veux-tu donc pas reprendre ? Tu m'enfermes et m'étouffes, je suis claustrophobe quand je suis séquestrée en toi. J'aimerais pousser tes parois et franchir ton quatrième mur. Rends-moi ma liberté. Au-delà de ce moment fatidique, au-delà de ce moment de glace, au-delà de ce moment d'ennuis mélancolique m'attendent mille aventures que je brûle de saisir. Des opportunités, des rencontres, des nouveautés ! Oh tu n'imagines pas ! 
 
     Encore.
     Plus vite.
     Continue.
     Toujours.
     Court.
     PLUS VITE !
 
    Je cours. Je cours. Oui toujours je cours. Je cours, je cours, je cours et jamais je ne m'arrête. Jamais je ne me lasse. Je cours quoiqu'il arrive. Tant et si bien que j'en oublie la raison. Tant et si bien que j'en perds la raison. Tant et si bien que je perds mon horizon. Je sais juste que je cours. Je dois courir. Encore. Toujours. Courir. Je dois. Je le dois. Je me le dois. 
    Encore.
    Plus vite.
    Continue.
    Toujours.
    Court.
    PLUS VITE !
 
    Je cours. Je cours. Oui toujours je cours. Je cours, je cours, je cours et jamais je ne m'arrête. Jamais je ne me lasse. Je cours quoiqu'il arrive. Tant et si bien que j'en oublie la raison. Tant et si bien que j'en perds la raison. Tant et si bien que je perds mon horizon. Je sais juste que je cours. Je dois courir. Encore. Toujours. Courir. Je dois. Je le dois. Je me le dois. 
 
    Je suis enfermée depuis si longtemps dans ce labyrinthe sans fin, condamnée à errer, sans repos, sans répit, sans échappatoire, dans ma prison de diamants. Je ne peux pas m'arrêter observer les parois lisses et sans failles, sans fissures, sans défauts de mon enclos. La sanction est irréversible et mon châtiment ne prendra jamais fin. Bienvenue dans mon enfer. Ce cauchemar, cette hantise. Mes démons sont juste derrière moi. Ils m'attendent. Ils me suivent. Je les suis. Et voilà tout le paradoxe dans lequel je suis séquestrée. La frontière entre l'agresseur et l'agressée, l'harceleur et l'harcelée, le persécuteur et la victime, le chasseur et la proie, celui qui suit et celui qui est suivi se floue à travers la vitre tremblotante de ma raison.
 
     Les engrenages se chevauchent, s'encastrent les uns dans les autres, propulsent un mouvement que même eux ignorent.
Personne ne cherche à comprendre.
Le cliquetis entêtant des roues, des mécanismes, des moteurs résonne dans l'immensité du vide et vient s'effacer, s'oublier, se fondre dans un silence assourdissant.
On trésaille à chaque pulsions, à chaque propulsions, à chaque transmission d'un mouvement.
On sursaute, on se retourne.
La bête a déjà disparu.
La bête est déjà bien loin.
Loin devant. Loin derrière.
Et partout autour de nous.
Impossible agencement.
Et notre danse avec Χρόνος reprend.
Et notre ronde infernale repart. 
 
     Je cours et si jamais je me retourne, la contemplation envahirait jusqu'à la dernière parcelle de mon esprit et la Méduse me laissera de marbre. Impuissante. Sans ressources contre ce dont je me bats. Contre ce dont à quoi j'aspire. Je me débats. Je ne perdrais pas. Je ne le peux pas. Mais je me retourne, pour voir ce que je fuis, ce que j'évite, ce que je cherche. Où regarder ? Où donner de la tête ? Je ne sais pas, je ne sais pas. Je me blesse. - PLUS VITE ! Elles sont derrière toi !- Signalement de l’hypothalamus. Dans tout mon corps, dans ton mon être se diffuse un message instinctif. Stimulation des glandes médullosurrénales. Sécrétion d'adrénaline. Mon sang bat à présent dans mes veines plus charger que jamais de la substance salvatrice. Augmentation du rythme cardiaque. Pulsation dans mes oreilles. Accélération de la respiration. Devant mon visage, des nuages de buée se forment, se déforment, s'évaporent avant de laisser place au suivant. Pression artérielle plus forte. Je le sens. Irrigation plus rapide, plus efficace de l'oxygène vitale dans mon cerveau et mes muscles. Contraction. Dilatation des pupilles. Amélioration de la vigilance. Ralentissement de la digestion. Mon organisme tout entier est mobilisé. Je suis prête. Et je reprends ma course.

    

     Je cours. Je cours. Oui toujours je cours. Je cours, je cours, je cours et jamais je ne m'arrête. Jamais je ne le peux. Alors je cours. Je cours car je ne sais faire que ça. Je cours car c'est ma seule option. Et je trébuche, et je me retiens, et je m'accroche, et je me tire, et je cours. Les palpitations de mon sang jusque dans mes tempes, la chaleur sur mon visage. De l'eau d'origine inconnu inonde toute ma peau. Mais moi je cours. Contre mes forces. Contre les forces. Contre le temps. 
 
    Depuis la course originelle à la course aux derniers souffles, je cours après les aiguilles. Elles sont là, trois grandes dames dominatrices et maîtresses du contrôle de ma vie. Elles régissent chaque instant, chaque décision. Elles donnent à mon existence un rythme effréné, obsédant. C'est addictif. Dépendance aux instants aussi éphémères que la lueur dans nos yeux. Et pourtant parfois la fati ... - CHUT ! TAIS-TOI ! PLUS VITE ! - Le temps est tel une fumée qui s'échappe d'entre mes doigts à chaque fois que je mets la main dessus, à chaque fois que je crois pouvoir la contrôler, à chaque fois que - Hey ! Reviens ! - Mais le temps n'écoute pas, le temps ne s'arrête pas. Les minutes filent, les minutes passent et s'écoulent et rien ni personne ne l'en empêchera. Parce que le temps, lui, est libre. Et moi ? Et moi je continue ma course folle. La moindre heure, la moindre minute, la moindre seconde est précieuse à mes yeux.  Je voudrais en avoir tellement que je ne sache plus qu'en faire. Je voudrais avoir du temps. Oh ! Je voudrais du temps ! S'il vous plaît ! Donnez-moi du temps ! Donnez-moi le temps ! 
 
    Le temps, le temps, toujours le temps. Cette quête impossible, improbable et insensée me préoccupe, m'envahit, m'assujettit . Je cours, je bondis, je trésaille toujours à sa recherche. Où es-tu passé mon précieux temps ? Où t'es-tu envolé ? Oh ! S'il te plaît ! Reste auprès de moi ! J'ai besoin de temps !
 
     PLUS VITE !
 
 
 
     Tic. Tac. Regarde l'heure.
 
Tic. Tac. Je sais que tu peux l'entendre. Ouvre-les yeux. Tout ceci t'échappe, tu ne peux rien contre moi. Tu subis mes lois et tu ne peux rien contre moi. Je suis tout puissant, je suis impénétrable et tu ne peux rien contre moi. Je te prends tes proches, je te prends tes souvenirs, je te prends tous tes espoirs et je ne laisse que le regret. Je sème la miséricorde, je sème l'oubli comme des graines aux vents et elles germeront en mauvaises herbes sur ton nom.
 
Tic. Tac. Tu ne peux que m'attendre, car il est déjà trop tard pour toi d'essayer de t'enfuir. Tôt ou tard je te rattraperai. Et regarde ! Maintenant tu ne cours plus après moi, maintenant tu fuis. Mais je te rattrape, chère enfant.
 
Tic. Tac. Tu n'es pas très bonne pour te cacher. Tu n'es pas très bonne pour m'éviter.
 
Tic. Tac. Reste tranquille maintenant. Tu ne peux pas te dissimuler à mes yeux inquisiteurs. Je viens.
 
Tic. Tac. Attends seulement, tu ne peux pas m'échapper. J'arrive. 
 
On ne peut pas échapper au temps. 
 
 
Et ainsi va le monde.
Une course effrénée et sans ligne finale, sans terminus.
Sans vainqueur.
Et ainsi vont les choses.
Successions de rencontres succinctes.
Ébauche de jeunesse. 
Palimpseste d'expériences. 
Et ainsi vivons nous.
Quête de l'impossible.
Volonté insatiable de l'incommensurable.
Tâtonnement d'aveugles pour quitter notre intérieur.
Abandonner la sphère qui nous enclave.
Abolition des chaînes qui nous conduisent à notre fatalité finale.
Guerre millénaire contre un immortel et pernicieux ennemi. 
 
On ne peut pas échapper au temps. 
 
 
    PLUS VITE ! FAIRE PLUS, VIVRE PLUS, ECRIRE PLUS, VOIR PLUS, ENTENDRE PLUS ! TOUJOURS PLUS PLUS PLUS !!! 
 
    Quand soudain ... Plus rien. Mais ... Tu n'avances plus ? L'horloge au-dessus de la tête de mon lit semble cassée. Et pourtant je l'entends toujours. Et pourtant elle me menace toujours. Et pourtant je suis toujours à sa merci. Et maintenant, tu ne joues plus ? Dans cette immobilité partagée, mes yeux pensent avoir gagné. Mais le jeu du temps ne fait que commencer. Maintenant il m'a trouvé, maintenant il est près de moi, dans la pièce, dans mon dos. Il me guette. Il est là. Il semble qu'il ait gagné et je dois payer les conséquences. Et maintenant, tu t'étends ? Long et gras, vicieux et venimeux, le temps. Je ne profite pas de t'avoir, au contraire, tu me tortures et tu t'amuses de voir mes retournements, mes insupportables, insoutenables questionnements. Tu sembles figé maintenant, ne veux-tu donc pas reprendre ? Tu m'enfermes et m'étouffes, je suis claustrophobe quand je suis séquestrée en toi. J'aimerais pousser tes parois et franchir ton quatrième mur. Rends-moi ma liberté. Au-delà de ce moment fatidique, au-delà de ce moment de glace, au-delà de ce moment d'ennuis mélancolique m'attendent mille aventures que je brûle de saisir. Des opportunités, des rencontres, des nouveautés ! Oh tu n'imagines pas ! 
 
     Encore.
     Plus vite.
     Continue.
     Toujours.
     Court.
     PLUS VITE !
 
    Je cours. Je cours. Oui toujours je cours. Je cours, je cours, je cours et jamais je ne m'arrête. Jamais je ne me lasse. Je cours quoiqu'il arrive. Tant et si bien que j'en oublie la raison. Tant et si bien que j'en perds la raison. Tant et si bien que je perds mon horizon. Je sais juste que je cours. Je dois courir. Encore. Toujours. Courir. Je dois. Je le dois. Je me le dois. 
    Encore.
    Plus vite.
    Continue.
    Toujours.
    Court.
    PLUS VITE !
 
    Je cours. Je cours. Oui toujours je cours. Je cours, je cours, je cours et jamais je ne m'arrête. Jamais je ne me lasse. Je cours quoiqu'il arrive. Tant et si bien que j'en oublie la raison. Tant et si bien que j'en perds la raison. Tant et si bien que je perds mon horizon. Je sais juste que je cours. Je dois courir. Encore. Toujours. Courir. Je dois. Je le dois. Je me le dois. 
 
    Je suis enfermée depuis si longtemps dans ce labyrinthe sans fin, condamnée à errer, sans repos, sans répit, sans échappatoire, dans ma prison de diamants. Je ne peux pas m'arrêter observer les parois lisses et sans failles, sans fissures, sans défauts de mon enclos. La sanction est irréversible et mon châtiment ne prendra jamais fin. Bienvenue dans mon enfer. Ce cauchemar, cette hantise. Mes démons sont juste derrière moi. Ils m'attendent. Ils me suivent. Je les suis. Et voilà tout le paradoxe dans lequel je suis séquestrée. La frontière entre l'agresseur et l'agressée, l'harceleur et l'harcelée, le persécuteur et la victime, le chasseur et la proie, celui qui suit et celui qui est suivi se floue à travers la vitre tremblotante de ma raison.
 
     Les engrenages se chevauchent, s'encastrent les uns dans les autres, propulsent un mouvement que même eux ignorent.
Personne ne cherche à comprendre.
Le cliquetis entêtant des roues, des mécanismes, des moteurs résonne dans l'immensité du vide et vient s'effacer, s'oublier, se fondre dans un silence assourdissant.
On trésaille à chaque pulsions, à chaque propulsions, à chaque transmission d'un mouvement.
On sursaute, on se retourne.
La bête a déjà disparu.
La bête est déjà bien loin.
Loin devant. Loin derrière.
Et partout autour de nous.
Impossible agencement.
Et notre danse avec Χρόνος reprend.
Et notre ronde infernale repart. 
 
     Je cours et si jamais je me retourne, la contemplation envahirait jusqu'à la dernière parcelle de mon esprit et la Méduse me laissera de marbre. Impuissante. Sans ressources contre ce dont je me bats. Contre ce dont à quoi j'aspire. Je me débats. Je ne perdrais pas. Je ne le peux pas. Mais je me retourne, pour voir ce que je fuis, ce que j'évite, ce que je cherche. Où regarder ? Où donner de la tête ? Je ne sais pas, je ne sais pas. Je me blesse. - PLUS VITE ! Elles sont derrière toi !- Signalement de l’hypothalamus. Dans tout mon corps, dans ton mon être se diffuse un message instinctif. Stimulation des glandes médullosurrénales. Sécrétion d'adrénaline. Mon sang bat à présent dans mes veines plus charger que jamais de la substance salvatrice. Augmentation du rythme cardiaque. Pulsation dans mes oreilles. Accélération de la respiration. Devant mon visage, des nuages de buée se forment, se déforment, s'évaporent avant de laisser place au suivant. Pression artérielle plus forte. Je le sens. Irrigation plus rapide, plus efficace de l'oxygène vitale dans mon cerveau et mes muscles. Contraction. Dilatation des pupilles. Amélioration de la vigilance. Ralentissement de la digestion. Mon organisme tout entier est mobilisé. Je suis prête. Et je reprends ma course.

    

     Je cours. Je cours. Oui toujours je cours. Je cours, je cours, je cours et jamais je ne m'arrête. Jamais je ne le peux. Alors je cours. Je cours car je ne sais faire que ça. Je cours car c'est ma seule option. Et je trébuche, et je me retiens, et je m'accroche, et je me tire, et je cours. Les palpitations de mon sang jusque dans mes tempes, la chaleur sur mon visage. De l'eau d'origine inconnu inonde toute ma peau. Mais moi je cours. Contre mes forces. Contre les forces. Contre le temps. 
 
    Depuis la course originelle à la course aux derniers souffles, je cours après les aiguilles. Elles sont là, trois grandes dames dominatrices et maîtresses du contrôle de ma vie. Elles régissent chaque instant, chaque décision. Elles donnent à mon existence un rythme effréné, obsédant. C'est addictif. Dépendance aux instants aussi éphémères que la lueur dans nos yeux. Et pourtant parfois la fati ... - CHUT ! TAIS-TOI ! PLUS VITE ! - Le temps est tel une fumée qui s'échappe d'entre mes doigts à chaque fois que je mets la main dessus, à chaque fois que je crois pouvoir la contrôler, à chaque fois que - Hey ! Reviens ! - Mais le temps n'écoute pas, le temps ne s'arrête pas. Les minutes filent, les minutes passent et s'écoulent et rien ni personne ne l'en empêchera. Parce que le temps, lui, est libre. Et moi ? Et moi je continue ma course folle. La moindre heure, la moindre minute, la moindre seconde est précieuse à mes yeux.  Je voudrais en avoir tellement que je ne sache plus qu'en faire. Je voudrais avoir du temps. Oh ! Je voudrais du temps ! S'il vous plaît ! Donnez-moi du temps ! Donnez-moi le temps ! 
 
    Le temps, le temps, toujours le temps. Cette quête impossible, improbable et insensée me préoccupe, m'envahit, m'assujettit . Je cours, je bondis, je trésaille toujours à sa recherche. Où es-tu passé mon précieux temps ? Où t'es-tu envolé ? Oh ! S'il te plaît ! Reste auprès de moi ! J'ai besoin de temps !
 
     PLUS VITE !
 
 
 
     Tic. Tac. Regarde l'heure.
 
Tic. Tac. Je sais que tu peux l'entendre. Ouvre-les yeux. Tout ceci t'échappe, tu ne peux rien contre moi. Tu subis mes lois et tu ne peux rien contre moi. Je suis tout puissant, je suis impénétrable et tu ne peux rien contre moi. Je te prends tes proches, je te prends tes souvenirs, je te prends tous tes espoirs et je ne laisse que le regret. Je sème la miséricorde, je sème l'oubli comme des graines aux vents et elles germeront en mauvaises herbes sur ton nom.
 
Tic. Tac. Tu ne peux que m'attendre, car il est déjà trop tard pour toi d'essayer de t'enfuir. Tôt ou tard je te rattraperai. Et regarde ! Maintenant tu ne cours plus après moi, maintenant tu fuis. Mais je te rattrape, chère enfant.
 
Tic. Tac. Tu n'es pas très bonne pour te cacher. Tu n'es pas très bonne pour m'éviter.
 
Tic. Tac. Reste tranquille maintenant. Tu ne peux pas te dissimuler à mes yeux inquisiteurs. Je viens.
 
Tic. Tac. Attends seulement, tu ne peux pas m'échapper. J'arrive. 
 
On ne peut pas échapper au temps. 
 
 
Et ainsi va le monde.
Une course effrénée et sans ligne finale, sans terminus.
Sans vainqueur.
Et ainsi vont les choses.
Successions de rencontres succinctes.
Ébauche de jeunesse. 
Palimpseste d'expériences. 
Et ainsi vivons nous.
Quête de l'impossible.
Volonté insatiable de l'incommensurable.
Tâtonnement d'aveugles pour quitter notre intérieur.
Abandonner la sphère qui nous enclave.
Abolition des chaînes qui nous conduisent à notre fatalité finale.
Guerre millénaire contre un immortel et pernicieux ennemi. 
 
On ne peut pas échapper au temps. 
 
 
    PLUS VITE ! FAIRE PLUS, VIVRE PLUS, ECRIRE PLUS, VOIR PLUS, ENTENDRE PLUS ! TOUJOURS PLUS PLUS PLUS !!! 
 
    Quand soudain ... Plus rien. Mais ... Tu n'avances plus ? L'horloge au-dessus de la tête de mon lit semble cassée. Et pourtant je l'entends toujours. Et pourtant elle me menace toujours. Et pourtant je suis toujours à sa merci. Et maintenant, tu ne joues plus ? Dans cette immobilité partagée, mes yeux pensent avoir gagné. Mais le jeu du temps ne fait que commencer. Maintenant il m'a trouvé, maintenant il est près de moi, dans la pièce, dans mon dos. Il me guette. Il est là. Il semble qu'il ait gagné et je dois payer les conséquences. Et maintenant, tu t'étends ? Long et gras, vicieux et venimeux, le temps. Je ne profite pas de t'avoir, au contraire, tu me tortures et tu t'amuses de voir mes retournements, mes insupportables, insoutenables questionnements. Tu sembles figé maintenant, ne veux-tu donc pas reprendre ? Tu m'enfermes et m'étouffes, je suis claustrophobe quand je suis séquestrée en toi. J'aimerais pousser tes parois et franchir ton quatrième mur. Rends-moi ma liberté. Au-delà de ce moment fatidique, au-delà de ce moment de glace, au-delà de ce moment d'ennuis mélancolique m'attendent mille aventures que je brûle de saisir. Des opportunités, des rencontres, des nouveautés ! Oh tu n'imagines pas ! 
 
     Encore.
     Plus vite.
     Continue.
     Toujours.
     Court.
     PLUS VITE !
 
    Je cours. Je cours. Oui toujours je cours. Je cours, je cours, je cours et jamais je ne m'arrête. Jamais je ne me lasse. Je cours quoiqu'il arrive. Tant et si bien que j'en oublie la raison. Tant et si bien que j'en perds la raison. Tant et si bien que je perds mon horizon. Je sais juste que je cours. Je dois courir. Encore. Toujours. Courir. Je dois. Je le dois. Je me le dois. 
Création - Lapin blanc
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article