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Publié par Jenovefa

Golgotha et D’intérieur
Golgotha et D’intérieur

Golgotha et D’intérieur

   Dans la catégorie Dans le viseur du site de Cécile Portier, on peut remarquer que la deuxième personne est omniprésente et plus particulèrement le tutoiement. Cette utilisation de la deuxième personne  est souvent en lien avec des figures de rhétoriques comme des anaphores :

" Vous êtes forts.

Vous voulez être forts.

Vous voulez qu’on croit que vous êtes forts.

Vous voulez que ce soit une évidence.

Toi, tu as même ôté ton maillot. "

Ici, on constate que le tutoiement provoque même une chute, en effet, le souhait des hommes est de plus en plus explicite et finalement l'un deux est pointé du doigt et juste décrit.

" Et cette lumière du soir qui te fait le visage si clair, t’octroie aussi

une ombre beaucoup trop grande pour toi. "

Dans le poème " D'intérieur " on retrouve aussi ce cheminement car comme marque de la deuxième personne on retrouve " tu " ou bien encore " te " mais le " toi " est unique et final alors que le poème commencait par " Comme j’aime ".

   A mon sens, cette utilisation de la deuxième personne est très utile car on se sent plus proche des personnes photographiées, ce n'est plus des moments figés dans le temps mais des moments vivants. De plus, j'avoue que mes poèmes préférés sont ceux où on peut faire ce constat comme par exemple Immobile :

" Ta vie les bras croisés, à attendre et regarder.

Tu es fatigué maintenant, et pas tellement d’avoir marché. Tu t’engonces en toi-même, considérant ces trouées de lumière entre les arbres comme autant de futurs qui ne sont plus pour toi. La table d’orientation, tu ne la regardes pas, tu t’assieds dessus. Qu’importe, sembles-tu penser. Toutes les allées se ressemblent. Tous les chemins reviennent, et ne mènent pas si loin.

Es-tu essoufflé? As-tu mal aux pieds? Sans doute même pas. La terre est battue, foulée, moelleuse elle aussi, d’être vaincue. Tu as les bras croisés, jouissant tranquillement d’être là, à considérer la borne qui te fait face.
Ta vie de profil, à ne jamais regarder l’horizon en face.

Tu as pris place, depuis longtemps semble t-il, sur un tourniquet vertigineux, d’être à ce point immobile. "

 

 

 

Immobile

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