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Publié par Laureline

De May Gleanerstones à Juan Preciado, héros du roman "Pedro Paramo"

 

Cher Juan (excusez mon espagnol sommaire)

 

Maintenant que je suis morte, je voudrais apprendre à mieux vous connaître car vous m'intéressez beaucoup, de telle sorte que parfois je me sens vivante. Votre histoire m'a interpellée, mais je n'ai jamais réussi à rentrer dedans. Donc j'aimerais vous parler face à face afin de mieux vous comprendre. En fait, voilà le problème : étant donné que j'ai été incinérée, et que mes cendres ont été dispersées au vent, je me retrouve sans domicile fixe, et donc je ne suis pas sûre que vous sachiez me retrouver rapidement. Ce serait plus simple que vous me disiez où vous trouver en ce moment, car à Comala je ne vous ai pas vu - mais votre mère m'a promis de vous transcrire cette lettre quand elle vous verrait, du moins c'est ce que j'ai cru comprendre, car j'entends l'espagnol aussi mal que je le parle. Ainsi, je passerai vous voir un de ces jours, si toutefois vous n'y voyez pas d'inconvénient. Nous pourrons causer en buvant le thé. Vous me parlerez de votre père et moi de ma mère, pourquoi pas ? Car cette histoire de thé me rappelle l'évènement qui m'a valu la rancune de ma mère quand j'avais quinze ans. Mais nous en parlerons en temps voulu. En fait, peu importe, du moment que nous puissions nous voir. Car je dois vous avouer que je suis surtout très impatiente de vous rencontrer.

 

Bien à vous et j'attends votre réponse,

 

May Gleanerstones

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constance 18/05/2016 18:36

C'est court,simple mais efficace, j'aime bien! Bravo !