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Publié par Solen

Le Lion de gauche ( photo personelle )

Le Lion de gauche ( photo personelle )

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Les Lions Médicis sont deux sculptures exposées depuis 1789 à la Loggia dei Lanzi située à Florence. Le lion de gauche date du deuxième siècle av. J. C, mais a été retravaillé par le sculpteur Giovanni di Scherano Fancelli. Le second, quant à lui, a été ajouté et créé par l'artiste Flaminio Vacca à qui, l'on attribue d'ailleurs souvent les deux lions. Les sculptures sont en marbre blanc et mesurent environ deux mètres. On remarque, au delà de l'indéniable beauté de ces oeuvres, un fort symbolisme en rapport avec la famille Médicis. En effet, chacun des deux fauves tient sous sa patte, une sphère qui fait référence aux six boules présentes sur les armes de la Maison Royale. De plus, le choix de l'animal est très révélateur, puisque le lion symbolise la force, la royauté et la puissance à l'état pur.

 

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Ainsi lorsque l'on observe le Lion de gauche (nous nous focaliserons sur celui-ci), il paraît évident que cette scuplture est caractéristique de la Renaissance. Tout d'abord, le génie et la précision stupéfiante de la réalisation, à partir - rappelons le - d'un bloc de marbre est indéniablement propre à cette époque de renouveau artistique. Ensuitre, outre le souci du détail, la symbolique de la statue précédemment évoquée, ne laisse aucun doute quant à son appartenance à cette période. Le lion symbolise ici l'Homme et, à la Renaissance, l'Homme  (en tant que genre Humain), est placé au centre de toutes les préocupations et pensées, tant artistiques, que politiques. Les Médicis ont donc voulu, grâce à cette sculpture, asseoir un peu plus leur pouvoir et montrer leur grandeur.

Décapitation - Lion de gauche

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La Loggia dei Lanzi déserte ; il est minuit.

Entre Lorenzo une bouteille à la main.

 

Quelle nuit pour parader ! Seul, seul face à vous, êtres de pierre froide, immobiles à jamais. Te voilà bien silencieux, grand lion, ton rugisement se perd comme tu perdras la vie ! Cela fait des années que je t'observe, que je t'épie. Que j'apprends de tes vilénies pour mieux te faire chuter. Oh ! Tu ne vois rien, rien du tout ! Trop occupé que tu es à lustrer ta crinière, et aiguiser tes crocs. Ah ! Mais les miens le sont aussi, coupants et fourmillants de passer bientôt à l'action.

Oui, tu chasses bien trop les douces gazelles de Florence. Tu les poursuis sans relâche, courant après leurs jupons vaporeux et leurs blanches gorges et, moi, dans mon jeu détestable je les ai, maintes fois, pour toi débauchées.

 

Il soupire et boit.

 

Ah ! le feu du démon réveille mes entrailles et alourdit mes sens. Mais, rassure-toi vilain fauve, la boisson n'altère en rien ma dextérité. Je reste fine lame et ta tête va tomber ! Oh ! Oh ! Tu trouves cela injuste ? Moi, pas. Tu mérites de mourir car aucun sang ne coule dans tes veines, c'est le vice pur qui abreuve ton âme. Ah... Si au moins tu en à une. Car je ne te cache pas que ce qui se trame sous ton crâne demeure pour moi un mystère. Quoique, ce qui repose dessus en soit un également. Tu ne mérites pas ta couronne tyran que tu es ! Allez ! Approche un peu que je te le répète, ta tête va tomber !

 

Il tire son épée avec animation.

 

Supplie-moi donc Alexandre ! Bats-toi ! Sors les griffes ! Cesse de me fixer de ton regard torve et vide...Ah ! Sale bête ! Humain bestial et lâche, approche donc je te dis ! Viens-t'en tâter de mon épée.

 

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Valentine 25/05/2016 23:23

Superbe travail !

Lomé 20/05/2016 20:46

C'est très bien écrit et riche en vocabulaire ! Bravo

Lalou 20/05/2016 20:11

Excellente tirade qui pourrait réellement avoir été prononcée par Lorenzo ! Bravo !