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Publié par DAVIDE

La rencontre

Dans cet extrait de son journal personnel, la serveuse du café où Trouscaillon et Mouaque sont entrés boire , remarque parmi les clients deux personnages atypiques à la table qui sont en train de se regarder de façon très étrange, en attirant son attention…

21 avril 1958

Combien de fois j’ai dit que j’aime mon travail ? J'en ai désormais oublié le total.

Ce n'est pas probablement le meilleur au monde mais je l’aime de tout mon cœur. Tu sais pourquoi ? Je vais te le expliquer avec un exemple, car je crois que je suis quelqu'un qui s’amuse en travaillant. Ecoute bien…

Ce matin j'étais fatiguée. Le boulevard Sébastopol accueillait beaucoup de gens. Les halliers, dans le café, étaient en pause et parlaient parmi eux sans arrêter de boire. Quatre ou cinq homme, bien habillés, qui chuchotaient. Ma collègue avec un mal à l'’estomac terrible, serrée dans les toilettes. Moi et Armand derrière le comptoir, seules à servir les clients. C’était la situation. Mais il y avait un homme et une femme, au coin du café, qui attendaient leurs verres.

Elle touchait les mains de l’homme délicatement, en regardant ses yeux. Tu me peux demander ce qu’il y a d’étrange entre deux amants qui se touchent les mains. Rien. Mais si la femme ne se rend compte que l’homme est en train de feindre de éprouver de l’intérêt pour elle, alors oui.

Avec le jus de fruits, je m’approchais de leur table et elle s’éloigna un peu de lui, mais sans timidité. Je souris et laissai les verres sur le marbre. Il me regarda. Ses yeux étaient un livre ouvert. Mais je les laissai seuls, vu que la femme était en train d’exploser dans l'impatience de parler avec l’homme.

Lorsque je fus de nouveau au comptoir, j’éclatai de rire en voyant le deux. Il était parfait dans sa fonction parce qu’elle croyait à ce qu’il disait et était toute un feu. En effet quand essaya de le toucher , il l’arrêta en lui disant quelque chose. Donc ils se levèrent et en passant devant moi, l’homme me dit « Merci » en clignant de l’œil. Et moi « Merci à vous » en riant. Et ils sortirent de la porte.

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