Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Publié par Nora

Lettre - Philipe Strozzi aux Florentins

Venise, 6 Février 1537

Cher peuple de Florence,

Ceci est une lettre pour vous Florentins qui ne connaissez pas toute la vérité sur Lorenzaccio comme vous l’appeliez. Il a été tué par un homme caché derrière une porte. Après cela tout le peuple s’est violemment rué vers lui et l’a jeté dans la lagune, il n’aura même pas eu de tombeau. Pourtant j’avais fait surveiller ses arrières en demandant à un domestique de le suivre afin de le secourir si quelqu’un l’attaquait car en effet il été têtu et malgré le danger qui courait il a tenu à aller au Rialto et à faire toutes ces promenades. Le peuple aura eu ta peau Lorenzo.

J’aurais aimé avoir eu un fils comme lui non pas que je n’aime pas Pierre, Thomas, Léon et ma défunte Louise mais lui était comme un ange et un déchu à la fois. Je suis un Strozzi aux opinions républicaines et je n’appréciais guère le Duc Alexandre de Médicis, il a emprisonné mes fils après qu’ils aient défendu leur défunte sœur de Julien Salviati, il a empoisonné ma fille Louise sous mes yeux et ceux de mes 40 autres convives. Il le mérite et Lorenzo a bien fait de le tuer, c’était un goujat, la marquise de Cibo et sa tante Catherine peuvent en témoigner. Il n’avait pas l’étoffe d’un Duc et régnait sur notre pauvre Florence en tyran. Lorenzo pensait que ce meurtre serait peut-être inutile et il doutait que le peuple de Florence aurait tiré profit de ce meurtre pour libérer Florence de la tyrannie. Mais lui ce qu’il voulait avant tout c’était une vengeance pour sa pureté perdue et que sa défunte mère à tant regretter.

J’aurai voulu le remercier encore longtemps pour cet acte car il n’en aurait jamais eu assez, alors j’écris cette lettre. Je me rappelle ce jour où il m’a tout raconté, ses intentions envers le Duc, son cousin, ses regrets face au beau, tranquille et vertueux Lorenzo. Il me faisait de la peine et plaisir à la fois car à cette époque mes fils étaient en prison et je ne souhaitais qu’une chose, c’était de me venger d’Alexandre aussi comme il l’a fait. Pourtant il s’est plusieurs fois questionné sur ce futur meurtre, il se disait que ce duc lui avait du mal certes mais aussi du bien, il comparait ce meurtre à un corbeau sinistre qui s’était posé sur sa route et l’avait appelé à lui. Vous aviez l’air malin quand il accourait sur le bord de l’Arno, sur un quai devant une longue suite de palais et vous avertissait, vous républicains du meurtre qui se préparait ce soir là et que vous ne le croyez pas.

Toutefois voilà qui est maintenant fait. Alexandre de Médicis est mort et c’est maintenant son autre cousin Côme de Médicis qui règne sur Florence avec la couronne que le pape et César ont chargé le Cardinal de lui confier, c’est un nouveau départ et ce grâce à Lorenzo. Sans lui Florence serait toujours sous la tyrannie d’Alexandre de Médicis.

 

Philipe Strozzi

 

 

Source image

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article