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Publié par Benedetta V.

Les Mémoires de Trouscaillon : préface (Zazie dans le métro)

Cher lecteur,

après dix ans, je vais pour la première fois vous avouer la raison pour laquelle j’ai décidé de vivre avec superficialité.

Quand je n’étais qu’un jeune garçon, j’entendais parler des sentiments; après quelques rencontres avec des jeunes filles, j’étais assez sûr d’avoir appris comment les écouter, les traduire et les comprendre.

Après une énième histoire d’amour mal finie, je me suis retrouvé assis sur ma chaise, une chanson en arrière-plan; la voix de la femme pour laquelle j’aurais donné ma vie qui faisait écho dans mes pensées; et mon cœur brisé en mille morceaux.

On m’a toujours dit que la souffrance vient de l'intérêt, du dévouement , de l'attente , de vouloir créer quelque chose et de l'échec, qui était devenu pour moi inévitable.

J’ai commencé à dominer mes émotions.

Les longues promenades en silence, les moments passés en essayant de se faufiler dans les pensées de l’autre personne n’avait plus de sens. Le silence devenait vide, ou cassé, violemment occupé, abusé par des mots.

Ce qu’il devait être une découverte de moi-même et de la personne en face de moi, devenait une occasion pour se confier des attentions jamais reçues, une présentation égoïste de moi-même, ou bien de la personne déçue que j’était devenu.

Quand je rentrais à la maison, je ne reconnaissais ni la dame qui allait devenir ma femme, ni moi-même.

Et ainsi, je pensais connaître l’amour, mais je ne le comprenais pas du tout.

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