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Publié par Davide G.

«Manon Lescaut» réécrite dans une  perspective moderne par Davide avec la collaboration de l'Abbé Prévost

Manon Lescaut réécrite dans une  perspective moderne

par David avec la collaboration de l'Abbé Prévost

 

L'Abbé Prévost écrit en noir,

David écrit en rouge.

 

J’avais marqué le temps de mon départ d’Amiens. Je continue à me demander pourquoi je ne l’ai pas marqué un jour plus tôt ! Je serais allé chez mon père sans blessures sur ma peau mais, surtout, sur l’âme. La veille même de celui que je devais quitter cette ville, étant à me promener avec mon ami, qui s’appelait Tiberge, nous vîmes arriver la limousine d’Arras, et nous la suivîmes jusqu’à l’hôtel où la voiture devais descendre. Nous n’avions pas d’autre motif que la curiosité. Il en sortit quelques femmes, qui se retirèrent aussitôt. Mais il en resta une, fort jeune, qui s’arrêta seule devant à l’entrée, pendant qu’un homme d’un âge avancé, qui paraissait lui servir de conducteur, s’empressait pour faire tirer ses valises du coffre. Elle me parut si charmante que moi, qui n’avais jamais pensé à la différence des sexes, ni regardé une fille avec un peu d’attention comme tous mes amis faisaient, moi, dis-je, dont tout le monde admirait la sagesse et la retenue, j’étais complètement aveugle de sa beauté, tant que je sentais mon corps bruler aussi. J’avais le défaut d’être excessivement timide et facile à déconcerter ; mais loin d’être arrête alors par cette faiblesse, je m’avançai vers celle qui avait conquis mon cœur. Quoiqu’elle fût encore moins âgée que moi, elle reçut mes politesses comme quelque chose de normal, fait que me fit rougir. Je lui demandai pourquoi elle est venue à Amiens et si elle y avait quelques personnes de connaissance. Elle me répondit tranquillement qu’elle y était envoyée par ses parents pour être religieuse dans un couvent. L’amour me rendait déjà si éclaire que je la voulais conquérir avec toutes mes forces et je regardai ce dessein comme une bombe sur mes désirs. Je lui parlai d’une manière qui lui fit comprendre mes sentiments, même si elle avait déjà compris mon but car elle était plus expérimentée que moi. C’était malgré elle qu’on l’envoyait au couvent, pour arrêter sans doute son péchant au plaisir qui  avait déjà fait du mal à des hommes, physiquement et moralement et qui a causé, dans la suite, tous ses malheurs et les miens. Ce ne fut que beaucoup plus tard  que je compris que j'aurais dû réagir face à Manon qui me battait régulièrement, moi qui avais l’habitude de me taire. Je trouve que nous devons accorder plus d’attention à ce problème avant qu’il ne fasse boule de neige et que de plus en plus de femmes battent leur mari.

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Hermine 18/02/2016 20:14

Super article ! Bravo ! :)