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Publié par Valentina D.

NICOLAS FARGUES, Au pays du p’tit

Imaginez que vous êtes un sociologue français, certain Romain Ruyssen, et que vous venez de publier un livre dans lequel vous critiquez de manière très violente la culture et les mœurs de votre propre pays. Vous attendez que la veine provocatrice de votre essai vous apporte de la publicité, mais aussi des critiques, évidemment.

Au premier coup d’œil, même le lecteur plus attentif et passionné n’arrive pas à comprendre quelle est la vraie histoire racontée dans le roman de Nicolas Fargues. Il faut arriver jusqu’à la dernière page pour le découvrir.

C’est l’histoire de Romain, un homme de 44 ans qui ne sais pas qu’est-ce qu’il aime. Il n’est jamais vraiment soi-même, il est à la fois sociologue provocateur, copain traitre et amant intriguant.

La psychologie du personnage est très bien décrite par l’auteur, en racontant l’histoire à la première personne, de manière que le lecteur arrive à imaginer parfaitement les rues de Moscou, les rencontres avec la slovaque Janka Kuchovà, la compétition de natation de Timothée, les conversations avec Eglantine-Sissi Ntommoh en Amérique et la bizarre relation avec Caridad. Les commentaires de Romain remplissent tout le livre de critiques, stéréotypes et considérations qui font réfléchir le lecteur à propos de thèmes très variés.

Avec ses descriptions particularisées, Nicolas Fargues pousse la curiosité dans le lecteur, mais il n’arrive pas à lui faire gouter le livre.

Personnellement, j’ai trouvé le choix du langage, en particulier dans certains chapitres, trop vulgaire et pénible. Les descriptions des nuits passées avec Janka sont beaucoup trop détaillées selon mon gout, tandis que j’aurai dépensé quelques mots en plus pour la conversation avec Eglantine. Même si avec quelques défauts, la lecture est assez agréable. C’est n’est rien d’inoubliable ou de très émotionnant, mais il nous aide à développer un approche plus critique devant ce qui nous entoure, en particulier face aux stéréotypes que l’on a.

Dans l’ensemble, c’est un livre assez court (233 pages), facilement lisible et très bien construit du point de vue de la caractérisation des personnages et du contexte dans lequel l’histoire se déroule. Si l’histoire elle-même m’a peu convaincue, j’ai quand même beaucoup apprécié les parenthèses critiques introspectives.

Une leçon essentielle que j’ai retenue de ce roman : il faut toujours regarder les stéréotypes avec un œil critique et ne pas vivre de manière superficielle.

Histoire et personnages : 3/5

Style et inventivité formelle : 3/5

Plaisir de lecture et enrichissement personnel : 3/5

Valentina D’Agostino

4 B ESABAC, Liceo F. Cecioni

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Laura-Louise 13/02/2016 17:17

Super article !