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Publié par Garance

"je pense donc je suis"

"je pense donc je suis"

Le recueil de Laure Cambau est divisé en plusieurs parties elles-mêmes divisées en plusieurs poèmes. Dans le début du recueil, dans la première partie nommée MA PEAU NE PROTEGE QUE VOUS, on découvre un poème tout à fait magnifique "SUIVRONT MILLE ANS DE FLAMMES".

 

Au vers 1, on observe une phrase qui me semble familière "je brûle donc je suis".

"Je pense donc je suis" de Descartes !

 

Je décide donc d'associer ce poème à la méthode Descartes : basée sur la méthode du doute et du malin génie.

 

Le doute est, ici, employé de multiples manières.

Selon Laure Cambau elle-même son recueil constitue "un désordre programmé de tous les sens". Déjà, cette phrase contradictoire met le lecteur en doute, il s'interroge sur le contenu du recueil et ce que peut bien signifier cette phrase.

Dans le recueil on distingue de nombreux jeux de mots pertinents :

"Cendrillon s'est retrouvée dans la casserole

avec la citrouille les souris

le rat et les lézards

[...]

Cendrillon a mangé la citrouille les souris

le rat et les lézards" (p29)

"Ce n'est pas une chambre c'est un tombeau

ce n'est pas une ombre c'est une tache

ce n'est pas une vie c'est un film animalier" (p18)

Ces jeux de mots viennent toujours et encore appuyer le doute du lecteur, il se demande qu'elle est finalement la vraie "réponse".

 

Cependant, Descartes décrit aussi dans sa méthode l'utilisation du malin génie.

Selon le site de la-philosophie.com, le malin génie est une force obscure qui le trompe en faisant passer pour vraies des interprétations fausses.

Dans le recueil on trouve beaucoup d'effets de réels sortis de nulle part.

A la page 44, on lit "clair-obscur" qui est une pratique qui consiste à jouer sur les ombres et les reliefs, c'est une pratique qui s'est développée à la Renaissance mais plus particulière grâce à Le Caravage. Cet usage apporte du réel qui finalement discrédite le poème, il apporte cette fois encore un doute sur l'interprétation finale.

A la page 55, le nom de "Hendrix" est écrit, plus loin "Osiris" (p67 et p72), "Olympe" (p69 et p75), "Epicure" (p79) ou encore "Walt Disney" (p71). Ces noms qui ont véritablement existé apportent le réél et sont en fait des références "la guerre c'est pas du Walt Disney".

Le malin génie apportent ici aussi un doute et rend les interprétations fausses par un usage excessif d'effets de réels.

 

C'est un recueil intéressant de par sa richesse de jeux de mots, de ses références, de sa poésie d'écriture, je vous le conseille vivement!

 

Source image : ici.

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