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Publié par Chiara M.

Après avoir lu et discuté en classe, voici mes réflexions:

La discrimination raciale a des origines très anciennes qui remontent à l’histoire des grecs, à l’époque de la colonisation espagnole dans le nouveau monde, à la ségrégation raciale des États-Unis, aux persécutions des juifs par Hitler, pour arriver jusqu’à nos jours, malheureusement. Nous avons la tâche de comprendre ce phénomène depuis une analyse des influences de la société sur les hommes, après nous verrons les interventions des médias dans ces questions sociales, pour conclure avec la recherche d’une solution à cette maladie qu’on appelle, le racisme.

Il y a beaucoup de mots aussi désagréables que le mot racisme et qui se lient à ce dernier, comme par exemple : esclavagisme, colonialisme, ségrégation, génocide. Tous ces mots ont en commun des comportements humains abusifs qui trouvent leurs justifications dans la classification scientifique des races humaines. Nous étudions à l’école presque toute l’histoire de l’humanité, à partir des premiers hommes primitifs jusqu’à l’époque moderne et chaque fois que nous étudions que l’homme a commis des actes violents contre un peuple considéré inférieur, nous somme choqués et indignés. Toutefois, pourquoi,souvent, nous ne sommes pas indignés par des épisodes racistes qui passent autour de nous ? Pourquoi nous avons peur d’arrêter tout cela ? Pourquoi nous n’avons pas le courage de regarder dans notre société ce qui ne va pas ? Donc, Il faudrait commencer de nous-mêmes , en analysant notre société avec plus de criticité.

Malgré les progrès de notre époque, nous devons affronter le problème de la désinformation qui inévitablement crée l’ignorance, et l’ignorance crée à son tour l’arrogance, la prétention ou bien la peur, l’impuissance. Un sentiment de supériorité est aussi dangereux qu’un sentiment d’infériorité.

Le racisme vrai est celui qui n’est pas proclamé, celui qui se cache parmi les gens communs, et qui n’est pas dit ouvertement ; c’est le racisme de ceux qui « n’aiment personne en dehors de leur petit monde, mais qui sont bien lotis, qui mènent leur vie comme ils l’entendent et qui donc n’ony pas besoin de passer à l’acte ». (Jonathan Coe, Le Cercle Fermé)

D'un coté,nous ne sommes plus capables d’apprécier la chance d’être nés dans un milieu qui nous permet d’étudier et d’être soignés. Nous restons clos dans notre arrogance en étant impassibles et passifs.

De l'autre, le racisme proclamé des gens qui montrent ouvertement leur haine envers le « divers » avec des manifestations, des bagarres, des violences,il met en évidence qu' ils sont ,eux aussi ,des victimes, paradoxalement. Leur peur nait de l’ignorance, d’un sentiment d’impuissance et d’infériorité si forts qu’ils le montrent ouvertement, même en croyant que leurs actes expriment leur force et supériorité. Ils ont peut-être subi eux-mêmes des violences physiques ou psychologiques, ou bien ils ont une situation familiale difficile à cause de laquelle ils se retrouvent comme une pierre lourde sur le cœur qui les opprime, un pensée fixe dans la tête et ils souffrent et ils éprouvent un désir violent de jeter tous ces souffrances hors d’eux.

Les sentiments racistes sont souvent de quelque sorte" nourris" par les médias qui créent une « dichotomie classique du méchant identifiable et du bon peuple.» Toutes les informations et les témoignages que nous recevons ne sont « qu’un assemblage clinquant de formules vides. » (Haruki Murakami, Undergoround)

Les informations sont rapides et nous permettent de connaitre les faits les plus importants qui se produisent au bout du monde, toutefois nous sommes plongés dans des informations souvent médiocres et parfois même dangereuses car, dans ce cas la, les victimes de préjugés sont mises aux marges de la société bien qu’elles soient innocentes.Ce sont les victimes de la peur, un phénomène psychologique et congénital de l’homme qui représente la prise de conscience d’un danger réel ou bien d’une menace imaginaire, fictif.

Quel soin pour une société compromise par la peur et malade des préjugés ? Le rire. « Le rire qui anéantit la peur », le sarcasme, la satire, la capacité d’accepter les limites et de devenir sages. (Umberto Eco, Le Nom de la rose)

Nous sommes tous des hommes, même si nous nous ne ressemblons pas, même si nous avons des origines différentes ; nous sommes tous des hommes, même si nos langues ne peuvent pas se comprendre, mêmes si nos cultures ne se sont jamais rencontrées. Nous appelons quelqu’un qui vient de loin « étranger » mais nous aussi nous sommes des « étrangers » dans leurs pays, ou bien, ce serait mieux au contraire, se demander pourquoi nous ne pouvons pas nous appeler frères ?

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Commenter cet article

Lomé 09/01/2016 14:35

Bravo ! Tu as une très belle façon de t'exprimer
Je suis bien d'accord avec tes réflexions, c'est une bonne chose d'en parler en classe

Laura-Louise 09/01/2016 11:49

Wouah super article ! J'aime beaucoup ta façon de parler de ce sujet et je suis tout à fait d'accord avec toi, il faut changer des choses dans notre société. Nous sommes tous étranger pour quelqu'un mais cela tout le monde ne le saisit pas...