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Publié par Nikita C.

Voilà, un petit garçon en train de lire une main, « il aura un avenir comme cartomancien ! » disait ma maman, mais ce n’est pas ainsi ; aujourd’hui je suis diplômé en sciences de la paix et de la communication.

J’ai retrouvé cette photo par hasard en fouillant dans les vieux Hijab de ma maman, ouh elle était belle aussi jeune, si gentille, si aimable ! Le parfum de ses vêtement il me ramènent à un temps passé quand moi et Toto ,nous jouions à cache-cache dans i la « maison » où ils vivaient tous les refugiéss de Kobane, c’est-à-dire dans des baraques ,des taudis, mais à cette époque-là je ne le savais pas vraiment où nous jouions, j’avais seulement 6 ans et maman ne m’expliquait pas pourquoi nous vivions-là bas car c' était une question très difficile à comprendre même pour elle, d'autre côté je ne le lui demandais pas.

La guerre, je ne comprends pas sa signification même aujourd’hui après vingt ans que je l’ai vécue. Je crois que elle fait partie de l’homme ; elle nait de la fusion des plusieurs sentiments négatifs parmi les gens qui ont de différents pensées, comme une dispute entre des enfants qui se disputent à cause des bonbons. C' est le plus terrible mal qui existe, pour cette raison je me demande pourquoi on continue à faire ce scandale depuisdes million et des million d'années ; nous,les hommes, des merveilleuses créatures qui seront capables de détruire ce lieux et nous memes , c’est-à-dire la Terre, le très connu paradis terrestre, (d'après ce qu'ils nous racontent depuis notre premier jour d’école et où vivaient Adam et Eva avant d’avoir mangé la pomme maudite.) Donc je crois que les hommes qui font la guerre sont emparés par une sorte de diable celui qui s'incarne dans l'ignorance, la colère, la folie. On ne peut pas les exorciser, on doit le combattre en visant à une autre civilisation, où les gens ne font pas la guerre, mais l’amour, car seulement l'amour existe. Mais oui, d’acord, je l'admets, je suis utopiste .

J’ai perdu ma maman à 16 ans, quand l’Isis avait définitivement conquis Kobane et détruit le champ des refugiés,là où nous étions. J'ai réussi à m'fuir par la mer sur un bateau avec cent autres personnes, mais ma maman n’était pas avec moi, elle devait attendre le retur de mon père qui était à combattre à côté des Kurdes, elle lui avait fait une promesse.

Oh, ce voyage… Notre vie était en jeu, on pourrait mourir chaque moment à cause d’un naufrage, nous n’avions plus aucune certitude soif celle de la mort. Tout le monde, la guerre, la civilisation s’était arrêté sur ce bateau-là au milieu de la mer ; la mer silencieuse, intacte et infinie, j'ose dire qu'il y avait de la paix dans cet endroit, mais c' était un paix inquiétante qui troublait mon âme, l’horizon était plat, jour après jour, nous voyions les mêmes couleurs, la mer qui réfléchissait le ciel gris d'hiver, eh oui… nous pouvions mourir même gelés, il semblait que rien n'avait à changer, quand un matin nous repérâmes miraculeusement la terre, nous étions arrivés en Pouilles. De ce jour- là, ma vite a changé totalement, j’ai commencé à travailler dans les champs, et puis aidé par une association de bénévoles qui m’a donné un petit budget pour continuer mes études car j’étais encore adolescent, je me suis diplômé en science de la paix et voici aujourd’hui je travaille à l’ONU. J’ai le rêve de porter la culture, l’instruction dans les pays les plus pauvres, tous ,on a le même droits à l’instruction par exemple, et notamment le droit naturel à la vie comme les avaient ma maman et mon père et tous ceux qui sont morts à cause de la méchanceté d’autres personnes qui n’ont pas une personnalité car ils sont le fruit d’un mauvaise éducation, qui ne savent pas ce qu’est que la vie.

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Laura-Louise 09/01/2016 12:00

Quelle sublime histoire ! Certes elle est triste mais on sent l'espoir à travers tes mots. Ton texte nous dit qu'on peut toujours avancer pour faire avancer avec nous les choses. Et qu'elle phrase magnifique et drôle "Mais oui, d’acord, je l'admets, je suis utopiste ."