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Publié par i-voix

i-voix aux mains d'argent - Florilège 8 2014-2015

Effraction, immersion, contraction, dilatation, substitution : tout au long de l'année, les lycéens d'i-voix ont aimé couper-coller-insérer-remplacer... dans des oeuvres variées.

 

A la manière des cut-up de William Burroughs, des cadavres exquis surréalistes, des centons oulipiens, des MashUp vidéos, ils explorent ainsi, à l'ère du numérique, une façon originale de s'approprier des textes littéraires et d'en créer de nouveaux. Cette activité, ludique et pédagogique, permet de comprendre de l'intérieur l'univers d'un auteur, de faire résonner en soi ses mots, de partager les sensibilités et les imaginaires, de travailler la langue, de faire jaillir de soi des éclats de poésie. Alors peut-être la littérature retrouve son pouvoir de vibration et de façonnement.

 

Saurez-vous reconnaître les oeuvres qu'ils ont ainsi goulûment dépecées, chirurgicalement charcutées, poétiquement électrocutées ?

i-voix aux mains d'argent - Florilège 8 2014-2015

 

les rues sont désertes
nos corps ruissellent
de questions sans réponses

envoyées du souvenir
ou messagères du futur
elles surgissent à un carrefour

un vif torrent
qui de l'intérieur
nous serre nous plie

les mains étonnées
de saisir l'absence
en leur creux

 

(Marion)

 

 

La nuit que fragmente un cet aveugle jour

 

(Emilie)

 

Quand on se souvenait que l'âme

devrait bien un jour se séparer de

ce qui l'avait rendu joyeuse, les villages 

paraissaient dans le jour, plus proches et de

nous, plus serrés, hameaux tremblant 

comme des moineaux ou des corbeaux

effarouchés.

 

(Marina)

 

Sous les arches de fer
L'eau du fleuve
toute et mouvante
mêlée de printemps
sous le vent neuf et nu

 

(Cécile)

 

 

i-voix aux mains d'argent - Florilège 8 2014-2015

 

comment se détacher d'une image? - oublier nos voix dans une ligne invisible de la ville -  la pluie sur nos mains froisse la ligne - et cette rue face à la fenêtre fermée oublie la parole - la seconde après l'arbre devient vagabond nocturne - jusqu'à perdre l'image

 

(Brenda)

 

 

Tout

en train de

s'écrouler.

 

-Espoirs, mémoire,

attachements.

 

La distance se resserre

de moi aux ténèbres.

 

Plus aucune avidité

n'engendre

mes mots. 

 

(Doriane)

 

 

papiers papiers papapiers mamapiers mamipiers papiers papiers

nous sommes une somme assommée sommés de donner les papiers de papapiers

 

(Myriam)

 

1. apprendre à ne rien garder pour acquis, pas même un crâne de cristal

2. réapprendre le souffle léger sans heurt ni peur

3. du bout d’un doigt, tracer un signe mélancolique sur le froid de la vitre (c’est vapeur pensive et éphémère)

4. cependant demeurer capable d’effacer sans se retourner

5. apprendre à s’effacer dans la foule (c’est transformer irréfléchie)

 

(Morgane)

 

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