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Publié par i-voix

Florilège - Livres enrichis 9

 

 

Définition  :

 

et si un écrivain

était quelqu'un

qui transformait ses lectures en écritures ?

 

 

Hypothèses :

 

et si à l'ère du numérique,

le livre était enrichi par le lecteur lui-même ?

 

et si chacun  augmentait ainsi sa propre réalité ?

 

 

Devinette :

 

saurez-vous reconnaître

les auteurs qui ont inspiré les textes suivants

aux lycéens-lecteurs-écrivains d'i-voix,

les œuvres qu'ils ont enrichies de ces productions

(imitations, inspirations, fragments perdus,

célébrations, visions ...) ?

 

 

(Un nom d'auteur peut en cachez un autre :

cliquez sur celui-ci pour découvrir l'écrivain qui a inspiré le texte)

 

 

il ne s'inspire

écrit, il écrit

puis respire

 

respire

 

respire d'écrire

il transpire d'inspiration

la libération d'un livre

 

le

 

"des livres" 

 

la tranquillité de la nuit

le ciel est calme, immobile

 

insomnie

 

(Marina)

 

 

Tu dis : « J’ai vu cet homme au visage familier assis sur le toit, je dansais pour lui »

Tu dis : « Malgré les erreurs je remonte la pente mais je n’oublie jamais»

Tu dis : « A nous la fausse course folle ! »

Tu dis : « J’ai vu les caméras autour de moi, les femmes qui me parlaient. »

Tu dis : « Planquée dans un grenier, j’attendais, sans voir les bombes tomber dehors. »

Tu dis : « Entends-tu les lourdes bottes de cuir martelant le parquet ? »

Tu dis : « Mon ami m’a trahie, je suis remarquée, la balle me transperce. »

Tu dis : « Ô temps incommensurable, mutation de la belle robe blanche en bain de sang. »

Tu dis : « Les yeux de braise se sont envolés, sans trop vraiment savoir qui de la jeune fille ou du souvenir blesse le plus. »

Tu dis : «  J’ai perçu le frôlement de deux âmes simples, pures, puis la musique s’est suspendue. »

 

(Elise)

 

Comment arriver les étoiles ? - Marcher dans la nuit, marcher dans la nuit, marcher dans la nuit, marcher dans la nuit - notes brutes - obscurité complète qui laisse vivre les fuites - éclats ternis - ou vernis ? - regarder par la fenêtre - encore, encore, encore et encore - goudron céleste - rires terrestres - il fait froid tu ne trouves pas ? - laine rêche faite de poussière - poussière d'étoiles - les pieds décollent du sol - poussière de vent - ils s'y recollent - fuir - atteindre - revoir - revoir le silence diurne, silence diurne, silence diurne - qui meurt dans le fracas nocturne - tomber - écorchure - lune dans le ciel qui souffle sur la plaie - froid - il fait froid tu ne trouves pas ? - la lune a soufflé sur toi - il fait froid tu ne trouves pas ? - ton corps s'élève, mû par la sève des pâquerettes assoupies - il fait froid tu ne trouves pas ? - noir - clair - immensité minuscule - cassée - des petits bouts de souhaits - il fait froid tu ne trouves pas ?

 

(Brenda)

 

 

3                                                                       

Immense demeure

sa baignoire    la chaise

 

Et l'amitié d'un hôte bâti de rocs et de lichens 

 

 

4

Spanakopity et Tairopita

s'élancent en direction de la porte

leurs esprits songeurs

 

5

Chaque soir

un coquelicot éclot

et vole jusqu'au sabord

de ton navire perdu dans tous ces couloirs

 

(Ysoline)

 

 

Florilège - Livres enrichis 9

 

  • penser à les menotter ces hommes
  • penser à baisser la tête, les ignorer finement, daigner n'avoir rien vu
  • penser à leur demander l'heure et leur jeter des pétales de rose
  • ici l'amour - force impunie, doux souvenir du tendre baiser viril - s'ouvre au monde, la fracture ne les aura pas, ils dansent encore les deux flics, sur la chaussée encore je les vois

 

(Logan)

 

Des noces de sables volettent sur un chemin de galets fins. Il y a, dans le jardin d’Éros, un alphabet des ombres et des lumières. Le lent éveil et ses traces de rêves exhument en silence les trois voix dansant dans la multiple clarté des trois lampes, comme une épave métaphysique. Au cœur de la montagne, pulse l'appel des loups.

Ne te retourne pas

car après les étreintes de la nuit vient la sentence, brûlante, comme la silencieuse signature de l'orage.

Un silence de mort.

Privée de la compagnie de la rose, la forêt sera toujours hantée.

Le cerf-volant ondule entre les pierres dressées dans la mousse, à deux pas de ce que tu vois sans y croire, tu le sais : voici la maison d'enfance.

Le jardinier est depuis longtemps mort, emmené par les passeurs de juillet, et dans l'air calme de brume flotte ses dernières paroles, une question désespérée :

"Qui hache le temps ?"

Sous le muret, sur les pages du livre noir, les mots dessinent l'exil tremblant de l'enfance perdue, comme enracinée à l'arbre immémorial des secrets enfouis.

Cours, poète,

suis le gant rouge, cet atome déchu que l'enfant a oublié. Sous le masque de la peur, tu aperçois la visiteuse de la rosée, l'araignée s'en revenant d'un long voyage d'hiver,  à ce point onirique qu'il se fait cavalerie du rêve dans le paisible jardin des songes.

Tes chers souvenirs pris en otages te laissent un arrière-goût de pétrole ; la dame de Lascours a depuis longtemps pris le train de nuit, disparaissant dans la neige noire ;

tes otages sans visages, miroirs d'un secret ténébreux, psalmodient le dit du lierre, dans les cheveux d'une femme-fougère, au creux de la petite montagne magique,

d'où provient l'appel hypnotique.

 

Florilège - Livres enrichis 9

 

1. retourner vers le soir

2. solidement s'effrayer des horloges

3. émotif s'alanguir finalité

4. et louer les glissements (forme effacée)

 


(Brenda)

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