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Publié par i-voix

Florilège - Livres enrichis 4

Définition  :

 

et si un écrivain

était quelqu'un

qui transformait ses lectures en écritures ?

 

 

Hypothèses :

 

et si à l'ère du numérique,

le livre était enrichi par le lecteur lui-même ?

 

et si chacun  augmentait ainsi sa propre réalité ?

 

 

Devinette :

 

saurez-vous reconnaître

les auteurs qui ont inspiré les textes suivants

aux lycéens-lecteurs-écrivains d'i-voix,

les œuvres qu'ils ont enrichies de ces productions

(imitations, inspirations, fragments perdus,

célébrations, visions ...) ?

 

 

(Un nom d'auteur peut en cacher un autre :

cliquez sur celui-ci pour découvrir l'écrivain qui a inspiré le texte)

 

 

- regarder un champ avec émerveillement

- penser à compter les lignes

- penser au jardinier qui a tondu le gazon si précisément

- contempler le vent se déchaîner, puis penser à soi, statique

Florilège - Livres enrichis 4

 

(Léna Q)

 

tu dis (1)

 

tu dis : « c'est joli les guirlandes lumineuses, mais elles ont beau scintiller elles ne ramènent pas l'étincelle dans tes yeux...»


tu dis : « ça fait comme une ribambelle d'éclats dorés clignotant en suspension »


tu dis : « le souffle qui ruisselle sur les vitres froides est bleu »


tu dis : « dans la petite boule à facettes je vois le monde fragmenté, comme volant en éclats brillants pointus »


tu dis : « dans la boule il est pourtant moins fragmenté qu'à travers mon regard »


tu dis : « il ne flotte plus dans cette maison qu'un peu de farine, une odeur de petit pain, un fort parfum de mélancolie, un nuage de sucre et les échos de rires d'enfants... »

 

(Morgane)

 

 

Les directions d'un Canada

 

Mutin je te parle

discerne

dans un incongru

qui débat chaque note

d'une rivière pacifique

qui virevolte le long

de tes courbes haletantes

et encore fébriles.

 

Je te parle

dans une nuage des plus lucides

dans une épaisse chanson volatile

dans un café dérouillé

de compassions et de

solitudes.

 

Je te parle de rayons

qui éclairent ton museau

petites pattes de songe

et de miracles fous

plus piqués qu'une alarme

 

Je te rends

les fraîcheurs

d'une vie canadienne

 

(Logan)

 

 

Eschyle lui échappe.

Parce que la nuit... ?

Encore.

Eschyle.

 

(Myriam)

 

 

Comment

t'adresser la parole,

à toi

qui m'a laissée,

dont seule

la présence

réside en moi ?

 

Comment

te parler

sans te blesser ?  

 

(Doriane)

 

 

Et même si les larmes devaient presser pareillement sous toutes ces paupières, il est au coeur de chacun des détresses très inégales, plus pauvres, que l'on chasse et que l'on force contre les fleuves. Là, jaillit, en plein jour, un vent furieux empli de notes et si la dorure des pits fastidieux s'en retrouve perturbée, laissons la barque dériver. Et atteindre d'autres rêves éveillés.

 

(Brenda)

 

 

Florilège - Livres enrichis 4

(Léna Q)

 

 

 

Une feuille tombe

jusque dans l'eau

étoilée de vie,

l'arbre pleure

et compte ses jours

les lambeaux d'ombre s'affaissent

sous le poids de la lune,

le cœur noué par les herbes folles,

névrose nocturne

elle glisse dans un trou

l'écho se fait ici

traînée bleue immobile

ici se fait l'écho.

 

(Elise)

 

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