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Publié par i-voix

Florilège - Livres enrichis 1

Définition  :

 

et si un écrivain

était quelqu'un

qui transformait ses lectures en écritures ?

 

Hypothèses :

 

et si à l'ère du numérique,

le livre était enrichi par le lecteur lui-même ?

 

et si chacun  augmentait ainsi sa propre réalité ?

 

Devinette :

 

saurez-vous reconnaître

les auteurs qui ont inspiré les textes suivants

aux lycéens-lecteurs-écrivains d'i-voix,

les œuvres qu'ils ont enrichies de ces productions

(imitations, inspirations, fragments perdus,

célébrations, visions ...) ?

 

 

(Un nom d'auteur peut en cacher un autre :

cliquez sur celui-ci pour découvrir l'écrivain qui a inspiré le texte)

 

Au matin

où la lune

élève son corps

vers le bec des rapaces

un poisson se jette à l'eau

 

(Myriam)

 

 

 

tu dis : « j'ai appris à me méfier de tous les êtres qui vivent sur cette planète, même des personnes les plus inoffensives. »

tu dis : « ce ne sont pas les jours seules qui me font peur, ni l'obscurité qui les entourent, ni l'horizon proche de soi mais pourtant si lointain, mais le fait de rester là immobile à regarder la vie qui m'échappe du bout des doigts. »

tu dis : « regarde le goudron qu'ils posent sur le sol, leur obsession qu'ils ont d'en faire un chemin, suivre cette voie et trouver ma propre passion. »

tu dis : « recoller les morceaux, mais ne pas savoir quoi en faire. »

tu dis : « avancer, ne pas regarder en arrière, effacer, tout recommencer, juste faire face à l'immensité. »

 

(Doriane)

 

 

Abécédaire (R)

 

ris

entremêlé

dans les rideaux

aux rayons d'or

du soleil d'aurore

ris et éclaire

cette route

où tu erres

réchauffe

l'air

accroche aux branches

du jour et du ciel

ta prose radieuse

 

(Morgane)

 

 

 

Florilège - Livres enrichis 1

 

Nouvelle lune

 

Telle une nouvelle lune dans la nuit la plus sombre, je suis là, même si personne ne me voit. J'agis dans l’anonymat et ne demande rien de plus.

 

Telle une nouvelle lune dans la nuit la plus sombre, je veille sur ceux perdus dans la nuit. Même si ma noirceur n'aide en rien, je suis capable de redonner l'espoir.

 

La nouvelle lune est noire, tout comme moi. Mais moi je ne puis pas retrouver ma blancheur comme elle, elle le fait à chaque fois. Serait-ce trop demander pour moi ?

 

(Cécile)

 

 

 

Privés on your own

perdant toute notion

du temps.

plus au nord

que l'on ne le peut

miniature

grandeur nature

à même le sol, ce n'est point Cendrillon

 

(Hannah)

 

 

à la fenêtre de ma chambre j'écoute - le vent qui siffle sur le toit - avec la fureur d'un troupeau il passe - je sais que d'autre après moi l'écouteront - qui m'écoutera moi quand je ne serai plus là - j'en viens à envier les pierres silencieuses du chemin - le vent sauvage qui parcourt le globe - immuable comme eux je n'aurai plus à me préoccuper du temps qui passe - je referme ma fenêtre et écoute le silence- il sera toujours là - il sera seul à rester là après la mémoire des hommes - le vent qui souffle - les pierres du chemin - alors je me tais - comme pour participer un instant à l’éternité du silence - ainsi je contribue à l'immortalité du silence

 

(Youn)

 

 

Que pensiez-vous devoir taire, amants de février ?  L'amour fané qui se délite ? Les reproches lourds dans l'air chaud et poussièreux du soir ? Les regards coupables dans l'encadrement des portes ? Trop tard.

Et pourquoi pensiez-vous faire oublier ce que tout montre sous vos silences ? Pensiez-vous que ça disparaitrait si vous priez très fort pour que ça n'existe pas ? Vous vouliez flouer votre propre mémoire pour falsifier celle des enfants à venir. Ne le niez pas.

A quoi pensiez-vous, bon sang ? Au lieu de ces enfances trahies, d'autres images, sans doute, auraient pu comparaître... Mais voilà, elles sont trahies. Elles ont un goût rouillé de rancœur dans la bouche. Elles ont des souvenirs souillés par vos mensonges. Elles tiennent dans leurs paumes votre amour en cage. Elles ont peur pour leurs enfants pas encore nés, peur de cette épée de Damoclès déjà suspendue sur leurs têtes.

Cette enfance volée, amants de février, plane comme une ombre maléfique sur ces enfances volées. Elles se demandent : quels mensonges pour les préserver le plus longtemps possible ? Et quelles ombres pour les border en attendant de s'éveiller, soulagé d'être contredit et de survivre absous ?

Car voyez-vous, amants de février, vous êtes ils. Et je quand je parle à ces enfances, je dis vous, un vous mêlé de nous. Donc chaque fois qu'ils repartent, vous laissant aggravés, il faudrait sortir dans le froid, dans l'obscur. Quitter les routes de sable fin, les chemins des tamaris, parsemés d'aiguilles de pin. Quitter la sécurité. Se rapprocher de l'indicible.

Trop de questions, tant d'énigmes. Quand il aurait fallu, déjà dans les sept pas le consentement de l'abscence. Et qu'il ne reste que le refus.

 

(Morgane)

 

 

le temps qui 

passe......................

 

montre, une aiguille

 

elle décide tout,

 demain, aujourd'hui

"c'était hier"

 

l'éclair la nuit

rapide

 

lumière obscure

 

tout le monde 

entend

tu, ils

 

                                                      peut être nous

 

(Marina)

 

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