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Publié par i-voix

Florilège - Créations personnelles 2014-2015 3
Tout au long de l'année 2014-2015, les lycéens d'i-voix ont partagé en ligne leurs propres créations. En voici quelques exemples.

 

Quatre sourires nacrés dans des coquilles et le ciel se pare de vert.

 

(Brenda)

 

 

 

 

Et sur les ponts entrelacés, nous dansions la petite fille et moi.

 

Nos pieds frôlaient à peine les croisions de métal, flous, comme fondus, cependant que nos ombres graciles ne les touchaient même pas. Nous dansions là, sous les dernières gouttes longues et sombres d'une ancienne averse bleue que déjà le vent ivre projetait plus loin. Les rampes de métal, les rails des montagnes russes, les piliers et les gardes-fous, tout ondulait et se fondait dans un tourbillon enivrant de chassé-croisé. La rampe jaillissant sans fin se tordait et ondoyait jusque vers l'infini. La vitesse ennuageait les wagonnets et l'air fin, mais nous restions immobiles, dansant.

 

Je soulevais la petite fille, ma petite voleuse, sa robe blanche faisait comme un doux froufrou frais, semblable à son éclat de rire tintant dans l'air, ondulant au rythme de ses cheveux, ses longues boucles douces. Ma petite voleuse si légère – mais qu'avait-elle volé, si ce n'était l'évanescence des étincelles ? –, séparée de moi par un seul long et fin petit fil de ténèbres. Je la soulevais dans un élan azuré et radieux, comme un précieux présent volatil à l'empyrée.

 

Derrière nous traversait une interminable ligne de lampions, et chaque luciole, chaque bluette, pulsait au son de son rire, parant sa robe et les rubans de ses cheveux d'un éclat plus blanc que blanc, fantomatique et nacré, innocent. Sous la pâle lumière des lampions, pourtant éclatante dans le ciel clair et délavé, nous dansions sans fin, grisés par le bleu, tandis que défilaient dans un grand maelström doux, tourbillonnaire et tournoyant, les stations floues de la réalité que nous avions abandonnée.

 

(Morgane)

 

 

Florilège - Créations personnelles 2014-2015 3

 

Viendras-tu à l'arbre du pendu,

Viendras-tu - ils ont pendu un homme.

Ils l'ont tué pour se venger,

C'est étrange me diras-tu :

C'est l'arbre du pendu,

c'est l'arbre : nous avons perdu.

L'arbre du pendu.

Où cours-tu?

Dis-moi où cours-tu ainsi?

Eh, Jeune homme, jeune femme, ton sort t'attend.

Tu as tué, nous te tuerons.

Avance, ton châtiment t'attend,

Viendras-tu à l'arbre du pendu?

Cours, cours,

Et réveille toi!

Change le monde et décide toi.

 

(Hannah)

 

 

 
Siffler
 
Je siffle les épis,
Caresse le champ
D'un éclat capiteux.
 
J'adhère à l'ami,
Dont je ne suis méfiant,
Qu'hagard et heureux.
 
Sur le carnet des vies,
Plongé dans le bal révoltant
Des coups victorieux.
 
Aveuglé par la prairie,
Courir, fuir, titubant,
Un circuit long et vieux.
 
Je ramasse le bruit
Des éclairs en mendiant
L'acquis éphémère et miteux.
 
La gamète contemple le gâchis
Du gazon fumant,
Je peine dans le ciel bleu.
 
Je suis arrivé à l'abreuvoir, j'y reste tant que ma mémoire ne s’assèche pas.
J'ai rencontré les criquets, douce mélopée qui m'enveloppe.
 
Le porche de ce rêve n'est plus, et je crains succomber aux richesses de mon esprit.
 
 

 

Les étoiles brillent dans la nuit,

Et c'est après que

Quelques gouttes coulent sur les collines,

Par un sentiment d'abandon 

Un torrent se déverse jusqu'au creux, 

Au goût salé

Le vent siffle sur cette sensation de solitude,

J'attends

Un cri rauque à travers la nature,  

Mais 

Un murmure milite entre mes lèvres.

C'est la fin.

 

(Justine)

 

 

La respiration azur danse
entre les goyaves
et les oiseaux de paradis,
glisse dans l'ouate bleutée.

 

(Brenda)

 

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