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Publié par Logan

Didascalies - Le jeu de l'amour et du hasard I, 7

   ARLEQUIN lève les bras vers Dorante. Ah, te voilà, Bourguignon ; mon porte-manteau et toi, avez vous été bien reçus ici ?

   DORANTE affiche un air peiné par l'attitude de son valet. Il n'était pas possible qu'on nous reçût mal, Monsieur.

   ARLEQUIN agite ses bras ardemment. Un domestique là-bas m'a dit d'entrer ici, et qu'on allait avertir mon beau-père qui était avec ma femme.

   SILVIA considère Arlequin avec mépris. Vous voulez dire Monsieur Orgon et sa fille, sans doute, Monsieur ?

   ARLEQUIN continue de s'agiter . Eh oui, mon beau-père et ma femme, autant vaut ; je viens pour épouser, et ils m'attendent pour être mariés ; cela est convenu, il ne manque plus que la cérémonie, qui est une bagatelle.

   SILVIA. C'est une bagatelle qui vaut bien la peine qu'on y pense.

   ARLEQUIN est sûr de lui, affiche une certitude imparable. Oui, mais quand on y a pensé on n'y pense plus.

   SILVIA, bas à Dorante. Bourguignon, on est homme de mérite à bon marché chez vous, ce me semble ?

   ARLEQUIN s'approche de Silvia et Dorante lentement. Que dites vous là à mon valet, la belle ?

   SILVIA affiche une dureté implacable, une froideur arrogante. Rien, je lui dis seulement que je vais faire descendre Monsieur Orgon.

   ARLEQUIN hausse les sourcils, son ton monte un peu, il ne s'arrête pas de s'approcher de Silvia. Et pourquoi ne pas dire mon beau-père, comme moi ?

   SILVIA paraît dégoutée d'Arlequin, affiche une intonation brève et terne. C'est qu'il ne l'est pas encore.

 

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