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Publié par Marion

Apartés - Le Jeu de l'amour et du hasard I, 2

Acte I, scène 2

 

Monsieur Orgon, Silvia, Lisette

 

(...)

 

Lisette. Moi, je dis ce qu'on m'apprend ; c'est la doctrine de Madame, j'étudie sous elle.

 

Monsieur Orgon. Allons, allons, il n'est pas question de tout cela. Tiens, ma chère enfant, tu sais combien je t'aime. (A part) Oh oui que je l'aime ma fille, si par malheur il s'avère qu'il lui arrive quelque chose d'horrible je ne m'en relèverai très certainement jamais. (Haut.) Dorante vient pour t'épouser ; dans le dernier voyage que je fis en province, j’arrêtai ce mariage-là avec son père, qui est mon intime et mon ancien ami ; mais ce fut à condition que vous vous plairiez à tous deux, et que vous aurez entière liberté de vous expliquer là-dessus (A part) Je ne la laisserai jamais au côté d'un homme qui ne la rendrai guère heureuse, oh non je ne pourrais supporter la voir s'éteindre à petit feu, oh non je meurs rien qu'a cette pensée. (Haut.) ; je te défends toute complaisance à mon égard : si Dorante ne te convient point, tu n'as qu'à le dire, il repart ; si tu ne lui convenais pas, il repart de même. (A part) Je ne désire que le meilleur pour ma fille chérie, elle mérite le meilleur que ce monde puisse offrir, oh ma petite fille grandit à vue d'oeil.

 

Lisette. Un duo de tendresse en décidera, comme à l'Opéra : Vous me voulez, je vous veux, vite un notaire ; ou bien : M'aimez vous ? non ; ni moi non plus ; vite à cheval.

 

(...)

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Apartés - Le Jeu de l'amour et du hasard I, 2
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