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Publié par Justine

Centon - Michel Brosseau

Le texte ci-dessous est un mélange entre tu dis (6) et tu dis (26)

 

tu dis : « Rien de définitif là-dedans : t’obtiens un peu de précision, et déjà c’est autre chose qu’il faudrait pouvoir discerner. »

tu dis : « Ce n’est pas passer à côté des jours qui me fait peur, mais demeurer sur le seuil... » 

tu dis : « Au moins la tension du dedans aura trouvé de quoi se tourner vers. » 

tu dis : « Qu’il fasse jour ou pas quand tu te réveilles, c’est pas ça l’important : mais qu’il y ait des sons qui te parviennent du dehors, histoire d’être sûr que ça existe encore le monde autour. » 

tu dis : « Le matin n’est pas le temps des craintes ; en revanche, pour ce qui est du renoncement... » 

tu dis : « La nuit, c’est là qu’elles décantent les angoisses : alors, le matin, c’est en silence qu’elles t’imprègnent... »

tu dis : « Nommer, j’ai cru un temps que c’était possible. » 

tu dis : « Le matin, les angoisses elles ont plus de mots, ni même la force de te tourner autour : juste leur odeur sur ta peau... »

tu dis : « Rien que du mouvant, à ton image. » 

tu dis : « Du mouvant, et de l’incertain aussi. » 

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