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Publié par Myriam

Appropriation - Jean-Yves Fick

"(...)

et la voix assoiffée d’oiseaux
mue inconsolée d’être."

Jean Yves Fick

 

 

Les chants me manquent. L'innocence me manque-t-elle aussi ? Peut être que seul un oeil extérieur pourrait m'en rendre compte...

Pour m'abreuver de ces notes je dois me faire toute petite, j'existe moi aussi, mais pour le pouvoir je rapetisse, encore, encore, encore un peu, j'y suis presque ! Je n'ai pu changer ma nature. L'oeil me dit que j'ai changé, qu'il m'a vue le faire. Comment est-ce possible... Comment ? Ma volonté n'est pas prise en compte ? Qui ose...?

L'oeil me dit que je suis passive.  Il semble être le seul à qui je puisse me fier, seulement, s'il avait été intérieur, qu'aurait-il vu ? Ce que je sais, ressens, vois, fais, que je suis passée de la voix à l'oeil. Seulement.

Résolue, muette, je suis.

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J-Y Fick 12/05/2015 20:10

votre texte est comme un "donner à voir" d'Eluard ... je le lisais beaucoup juste après le lycée. "Tout jeune j'ai ouvert mes bras à la pureté", in La Dame de carreau. Cette lecture, qui vous plaira peut-être? pour vous remercier de votre appropriation et de l'intuition de ce qui se cherchait, dans certains textes, autour de l'infime. Minuscule et serein. .