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Publié par Léna Q

Montage personnel

    Pour son roman intitulé « La Princesse de Mantoue » paru en 2002, Marie Ferranti a obtenu le prestigieux Prix de l’Académie Française. La romancière nous conte avec des mots du XXIème siècle l’histoire d’une femme du XVème siècle. Les historiens savent peu de choses sur cette femme, si ce n’est qu’elle est l’épouse de Louis de Gonzague, grand mécène qui a accueilli à la cour de Mantoue quelques uns des plus grands esprits humanistes de son temps.

C’est toute la force de l’auteur qui va donner vie à cette femme en inventant une correspondance avec une cousine Maria de Hohenzollern, à qui elle va confier ses peines et ses joies.

 

     Barbara de Brandebourg quitte son Allemagne natale alors qu’elle n’a que dix ans pour épouser son futur mari, Louis de Gonzague et devenir la Princesse de Mantoue.

Elle va très vite se plaire dans ce milieu cultivé entouré de musiciens, de peintres, et de philosophes.

Après sept ans de guerre, son époux revient en vainqueur et elle en tombe amoureuse malgré le viol de sa nuit de noce. Ils vont avoir neufs enfants ensemble : Paola, Fréderic, François, Louis-François, Suzanne, Rodolphe, Cécile, Dorothéa et Barbarina.

Malheureusement, leur grand-mère est atteinte d’une malformation et certains d’entre eux hériteront de celle-ci, ils deviendront bossus et en mourront. Barbara ne peut cacher sa phobie de la « monstruosité » héréditaire des siens. Elle semble aussi indifférente aux sentiments et malheurs de ses enfants puisqu’elle dit : « je n’aspire qu à la tranquillité de l’âme qui ne s’embarrasse de rien ».

Son histoire nous est aussi racontée par l’observation du portrait des deux époux, fait par le peintre A.Mantegna. Sur cette peinture, elle a déjà alors près de cinquante ans et son visage nous montre une grande froideur. Pas de beauté. D’ailleurs, la première ligne du roman nous dit : « Barbara de Brandebourg était laide ». Après la mort de son mari et de sa cousine Maria, Barbara s’enferme à la fois physiquement dans la chambre nuptiale « la caméra degli sposi », mais aussi dans un mutisme dont elle ne sortira plus ou peu.

 

 

Que nous montre cette œuvre sur la Renaissance et l’Humanisme ?

 

      Dans l’œuvre « La Princesse de Mantoue », l’un des personnages de l’histoire est très représentatif de l’Humanisme.

En effet, Louis de Gonzague a marqué l’époque de la Renaissance en devenant un très important mécène : pendant son gouvernement, Mantoue devient un des plus importants centres artistiques de la Renaissance en Italie. A la fois guerrier et lettré, il a été formé à l’école de l’humaniste de Vittorino da Feltre ; il y avait principalement étudié les auteurs grecs et latins, les rudiments de la mathématique et la pratique du dessin.

Celui-ci lit chaque jour des vers de Virgile, cher à son cœur, car il est Mantouan comme lui.

        Il écoute aussi de la musique dont tous les Gonzague ont une véritable passion. Barbara et Louis offrent une éducation particulière à leurs neufs enfants, à l’aide également de Vittorino da Feltre qui devient leur précepteur.

Ils font appel à Leone Battista Alberti pour construire les églises Sant'Andrea et San Sebastiano. Puis, Louis presse Andrea Mantegna d’entrer à son service. Nommé artiste de cour, il devient le peintre officiel en réalisant son chef-d’œuvre dans le Palais ducal, la Camera degli Sposi. Ces fresques montrent différentes représentations de la famille Gonzague dans leur vie quotidienne.

Ce livre nous montre donc la place importante que prennent l’Humanisme et l’Art à travers la Renaissance italienne.

 

Lien image : http://www.laprocure.com/

Lien image : http://www.laprocure.com/

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Commenter cet article

Marina 05/03/2015 21:57

J'aime beaucoup ton montage vidéo!

Léna Q 10/03/2015 20:16

Merci beaucoup Marina!