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Publié par Logan

   Eugène, par ton insouciance tu compteras les fautes innocentes qui te feront tomber sur une vague de réconforts chaleureux. Ta main, prise et aimée, s'amusera à en rencontrer d'autres, des plus fines et douces. Approprie-toi le monde, Eugène ! Fais en ton monde, un monde à ton image, un monde d'une simplicité trop peu appréciée ici bas, un monde d'une aisance qui bâtit de ces hommes froids et nuisibles. Mais Dieu, tu le remercieras de t'avoir mis à disposition de ces atouts qui favorisent à l'ambition. Tes crocs couleurs des ténèbres s'enfonceront là ou les hommes échouent, et si la chair n'est pas tendre, alors tu useras de sentiments fortement bâtis pour faire retourner l'envie dans la plaie. Tes sentiments... oui tes sentiments, fais attention à en contenter les barreaux. Dieu sait les femmes démiurges de ta réussite, il les sait gardiennes des clés d'une richesse parisienne grandiloquente et à en retourner les lobes d'or et d'argent. Méfie-toi Eugène. D'atouts d'esprit et d'une ruse à tout épreuve tu en ressortiras l'ivresse maîtrisée et conquise des mots les plus justes et les plus sincères. Car tu es intelligent. Arborant une adresse délicate, presque féminine, tu en précipiteras les regards, les vanités les plus sourdes et les jalousies follement attendues. Alors Eugène, tu vaux bien une masse au dessus de cette ville, dégoût et puanteur, ne sens-tu pas les attraits vilains grossièrement déguisés de cette ville. Tu as encore à prouver, et à apprendre Eugène. Et il n'est qu'a toi seul d'en faire changer le courant parisien, dont on ne parlera que pour évoquer tristes et mornes souvenirs... A vous seul maintenant !

Eloge - Le Père Goriot
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