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Publié par Logan

 

J'en ai perdu les mots. J'en suis sorti la langue incapable de quoi que ce soit, l'esprit quelque peu marqué par ce que je venais de voir. Il n'y a pas de mots assez forts pour en parler. Émouvante, drôle, cette pièce nous prend par les tripes et nous introduit dans une affaire incestueuse et amoureuse dont la finalité tragique lève un rideau d'angoisse et de suspense qui nous aura accompagné durant ces 2h30 de pur bonheur intensif.

 

Je pense avoir pour le coup bien vendu la pièce, et je n'ai pas eu la chance de voir énormément de pièces mais celle-ci m'aura, je pense, vraiment marqué. Que ce soit par les musiques, les comédiens et les personnages qu'ils interprètent, le décor, la mise en scène, absolument tout (si ce n'est la prestation de Beatrice Dalle qu'ici je qualifierai de « correcte » mais ce n'est qu'un détail) est réuni dans cette pièce pour vous en mettre plein les mirettes.

 

Ici je parlerai d'une scène en particulier que j'ai trouvé géniale, époustouflante, magique... Je parle de la scène ou Gennaro et ses compagnons se déguisent et dansent sûrement emportés par l'alcool et l'ambiance amicalement festif qui règne ici lors d'une soirée organisée par une bourgeoise (dont le nom m'échappe).

 

La scène commence, les huit compagnons arrivent un à un, on les retrouve, habillés de bustiers et de robes, chose à laquelle on ne s'attendait pas forcément ! Et à partir de là le temps s'est arrêté, je crois que mon cerveau n'a pas bien réalisé sur le moment et s'est mit à caler tout doucement. A ce moment là je n'avais plus vraiment conscience de l'espace qui m'entourait, le temps ne m'a rarement parut aussi abstrait qu'à ce moment là...

 

Évidemment cette scène est très drôle, elle tient d'une fantaisie surprenante et touchante. Et la chorégraphie est à mettre en valeur ici. L'agilité facile et douce des gestes qui tiennent au bout de bras virils et imposants est fascinante. La grâce majestueuse des déhanchés propres et provocateurs est enchanteresse.

 

Ces hommes suivent les gestes mélodieux de la bourgeoise, comme une initiation à la féminité, comme un voyage vers l'abandon du corps au rythme entraînant. La femme est guide, dominatrice, elle porte l'homme à des mouvements inhabituels et contraire à une certaine rigueur masculine.

 

Sur les notes de The Curse d'Agnes Obel, on se laisse border par des comédiens emportés par une certaine magie qui règne dans la salle. Cette danse hypnotise certains, elle provoque un rire doux chez d'autres, et allume en nous des flammes agréables et exquises. 

 

Passage marquant - Lucrèce Borgia
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Marion 28/01/2015 15:32

Merci Logan d'avoir su mettre des mots sur ce que moi même j'ai ressentis lors de ce merveilleux passage accompagné par ce magnifique morceau d’Agnes Obel. Très bon article, bravo ! :)