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Publié par i-voix

i-voix aux mains d'argent - Florilège 9 2013-2014

 

Effraction, immersion, contraction, dilatation, substitution : tout au long de l'année, les lycéens d'i-voix ont aimé couper-coller-insérer-remplacer... dans des oeuvres variées.

 

A la manière des cut-up de William Burroughs, des cadavres exquis surréalistes, des centons oulipiens, des MashUp vidéos, ils explorent ainsi, à l'ère du numérique, une façon originale de s'approprier des textes littéraires et d'en créer de nouveaux. Cette activité, ludique et pédagogique, permet de comprendre de l'intérieur l'univers d'un auteur, de faire résonner en soi ses mots, de partager les sensibilités et les imaginaires, de travailler la langue, de faire jaillir de soi des éclats de poésie. Alors peut-être la littérature retrouve son pouvoir de vibration et de façonnement.

 

Saurez-vous reconnaître les oeuvres qu'ils ont ainsi goulûment dépecées, chirurgicalement charcutées, poétiquement électrocutées ?

 

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Tim Burton - Edward aux mains d'argent

Image originelle : Tim Burton - Edward aux mains d'argent

 

 

5

 

Elle en oublia jusqu'au sens même des mots,

 

Les mots les plus simples et les plus extraordinaires,

 

Ceux dont on rêve et ceux que l'on pleure.

 

Dans un souffle inaudible,

 

Ils ont brisé le silence.

 

(Clémentine)

 

 

 

 Le désarroi du monde rappelle à la réalité. Il n'a pas de visage, il passe devant nos yeux et frôle le secret des condamnés à vivre qui tombe au fond du silence. 

 

(Rita)

 

 

i-voix aux mains d'argent - Florilège 9 2013-2014

 

Le seul sommeil de tes jambes

détourne le cours de la rivière.

Il monte au séjour des eaux captives

un plein gré de méandres et de parfums sonores.

Je descends vers vous les marches de la nuit,

les forêts passent le silence au fil du vent.

Le jardin se ferme dans une seule fleur invisible,

celle de tes yeux,

celle de l'étoile qui se brise.

 

 (photo personnelle)

 

(Iris)

 

 

J'écris pour le vide. J'écris pour un futur. J'écris pour un monde d'espérance.

Ici, j'arrive innocence, avec mes mots d'ailleurs, 

Indépendance !

Je suis debout et je souris.

 

(Sonia)

 

 

 

 

Je voudrais te parler d'amour

Comme on respire une forêt

Celui qu'écrit le lierre sur le mur

Et qui dit :

Souviens-toi que les pierres ont un coeur

Et que l'eau pleure dans sa robe de mariée

Qui dira ?

Qui dira ?

Qui osera ?

 

 

(Marie)

 

 

Je ne suis pas femme à virer seule et bleue.

 

En vérité les vieux garçons ne manquent pas.

Qu'ai-je donc avalé de travers pour être si aimable,

Grand Apollon ou Robert le Diable ?

 

 

Source image

Contraction - Sofia Queiros
 
 
 
 

 

Tenir en laisse ni les démons

ni les anges conseil devant

personne n'importe quel homme

ou femme abandonner ce qui debout.

 

(Léo)

 

 

 

 

 

Je viens rire à la mémoire de la vieille femme. 

 

(Lucie)

 

 

i-voix aux mains d'argent - Florilège 9 2013-2014

Je devine un homme assis près des eaux. Il fouille d'une main la terre, une impatiente au pied. Sous le figuier et dans la brise chaude, mes yeux cherchent alentour le coin le plus sombre à regarder.

 

(photo personnelle)

 

(Iris)

 

 

 

La pulsation du sang qu'on entend est une langue seconde et Paul marche marche longtemps de peur que cela ait un sens.

 

(Sahra)

 

 

 

 

La poésie, c'est prendre conscience

De l'urgence à prendre soin de la vie

 

D'octroyer une seconde chance.

 

 

(Jessica)

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