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Publié par i-voix

i-voix aux mains d'argent - Florilège 3 2013-2014

 

Effraction, immersion, contraction, dilatation, substitution : tout au long de l'année, les lycéens d'i-voix ont aimé couper-coller-insérer-remplacer... dans des oeuvres variées.

 

A la manière des cut-up de William Burroughs, des cadavres exquis surréalistes, des centons oulipiens, des MashUp vidéos, ils explorent ainsi, à l'ère du numérique, une façon originale de s'approprier des textes littéraires et d'en créer de nouveaux. Cette activité, ludique et pédagogique, permet de comprendre de l'intérieur l'univers d'un auteur, de faire résonner en soi ses mots, de partager les sensibilités et les imaginaires, de travailler la langue, de faire jaillir de soi des éclats de poésie. Alors peut-être la littérature retrouve son pouvoir de vibration et de façonnement.

 

Saurez-vous reconnaître les oeuvres qu'ils ont ainsi goulûment dépecées, chirurgicalement charcutées, poétiquement électrocutées ?

 

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Tim Burton - Edward aux mains d'argent

Image originelle : Tim Burton - Edward aux mains d'argent

 

 

 

 

Croire par exemple qu'un silence puisse être pareil à tout autre silence,

celui-là n'a autre nom que l'inattendu.

 

(Sahra)

 

 

 

Un peu plus de piment

L'évidence

L'éclat resplendissant

de l'indépendance

Illusion

de l'abondance

Murs de la mémoire

sans importance

Inacceptable

Silence.

Mais personne n'ignore

L'autre face du monstre

Les milliers de morts

 

(Evane)

 

i-voix aux mains d'argent - Florilège 3 2013-2014

(Source)

 

Peser le ciel 

Nue transparence 

Diluées les encres du mot 

Détresse

Griffe de l'heure 

Dévié du néant 

Hors les Mondes 

 

(Rita)

 

 

rien ne bouge, dans le petit cimetière poussent des plants de tomates, un chat mort depuis peu navigue entre les racines des arbres, le mouvement a fui le monde, tout est si calme dans le petit cimetière, le mouvement n'appartient plus au monde, le temps est arrêté.

les choses ronronnent comme un moulin à café, le rideau est tombé sur le monde.

 

(Clémentine)

 

 

 

Il n'y a plus rien,

Et il ne reste désormais que le néant

Rien à prononcer et rien à rédiger.

Ni la trace d'une foulée

Ni même l'effacement de celle-ci,

Ni l'instant d'un pas

Ni même l'appellation d'un pas.

Sans personne

 

 

(Camille)

 

 

 

 

Pureté ? Oui je rigole encore. 

L'eau de pluie. L'air qui nous fend et nous traverse. La possibilité d'être ou de ne pas être. Ma terre et mon île. Les siècles de domination, de massacre et de déportation. Ville pillée, brûlée, massacrée. 

Tout ça est de ma faute. 

 

(Zoé)

 

 

 

Tu sentiras le mécanisme

de la chance léguée.

Au point inoublié ?

L’unique a cherché.

 

(Jakez)

 

 

i-voix aux mains d'argent - Florilège 3 2013-2014

 

Dans la splendeur des songes,

La clé fidèle couverte de poussière morte

Marche devant son miroir

Pour être moins seule.

 

(photo personnelle)

 

(Iris)

 

Manger la neige du corps                                                             le froid des épaules

Manger la suie  coucher la sueur                                                   les yeux  se noyant

mais tenir l'à-pic                                                                         avec l'enfance

un cri de l'air                                                                             où l'on perd sens

et lumière de tout

 

 

(Corentin M)

 

 

 

Sur les ailes du froid, des voix d'absences vers la rose couronnée c'est à toi que je donne tout. Bourdonnement de l'abeille. Mots. Arbre aux oiseaux. Le figuier. Ma maison. Mes livres. L'amour. 

Il ne me reste rien. 

 

(Zoé)

 

J'erre en moi, 

Dans les déserts du désert.

Et l'océan refuse ses vagues,

Rien que d'un souffle. 

 

 

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source image

 

(Audrey)

 

 

Je lutte pourtant de toutes mes forces, un peu plus jour après jour.

Je tiendrai, je le sais.

 

(Jessica)

 

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